La Baule+

la baule+ 32 | Avril 2025 Interview avec le Professeur Perronne. Tous les mois La Baule+ nous apporte son lot d’interviews originales, parfois dérangeantes, mais toujours intéressantes. Le numéro de février 2025 n’a pas dérogé à la règle, avec les questions sur les indépendances de la Bretagne et de la Martinique et avec l’entretien avec le professeur Perronne. C’est sur ce dernier point que je voudrais réagir. Ce n’est pas faire injure au professeur Perronne que de rappeler que ses propos sont pour le moins controversés et loin de faire consensus, et cela ne date pas de la Covid. Pour nous convaincre, par exemple, de l’efficacité de l’hydroxychloroquine, il faudrait plus que la simple mention d’«une preuve scientifique formelle » de son mode de fonctionnement, mais identifier clairement les études théoriques, en laboratoire et cliniques apportant la preuve de l’action sur le coronavirus. Malheureusement (ou heureusement !) La Baule + n’est pas une revue médicale, et cela nous entraînerait beaucoup trop loin. Pas plus que je ne serais en mesure de me référer aux nombreuses études qui montrent l’inefficacité de l’hydroxychloroquine. À notre niveau, c’est donc parole contre parole. En revanche, il y a deux remarques que je voudrais faire qui vont contre des affirmations du professeur Perronne, remarques dont je peux affirmer qu’elles ont fondées. La première est d’ordre médical. Quand le professeur Perronne assimile la Covid à une grippe « un peu plus sévère », il a peut-être raison au cas par cas. Après tout, je n’en suis pas mort ! Mais c’est nier l’ampleur de l’épidémie et ses conséquences. Un professeur de médecine peut-il ignorer l’engorgement des services d’urgence et de réanimation aumoment de la pandémie ? Ignore-t-il que des services de réanimation en cardiologie étaient saturés de malades de la Covid ? Car il fallait utiliser tous les moyens disponibles, jusqu’à des TGV médicalisés ! La deuxième remarque est d’ordre budgétaire et porte sur la pertinence des chiffres avancés par le professeur Perronne. Dire que l’on a donné 3 milliards aux médias laisse plus que dubitatif. Mais surtout affirmer qu’avec 500 millions on aurait pu « restaurer la médecine en France, construire des hôpitaux et payer des infirmières pendant des décennies » … est aberrant. D’abord c’est mélanger des investissements (la construction d’hôpitaux) avec des frais de fonctionnement sur la durée (le personnel). Ensuite, par exemple, la reconstruction partielle du CHU de Nancy est budgétée à 785 millions. Et plus près de nous, le budget du nouveau CHU de Nantes s’élève à 1,25 milliard ! Et il n’y a pas que ces projets ! (600 millions par exemple à Caen). Quant aux budgets de fonctionnement, ils dépassent 1 milliard à Nancy et 1,3 milliard à Nantes. L’ordre de grandeur pour améliorer la situation du système hospitalier et de la médecine en général serait plutôt au minimum de 500 millions supplémentaires … par an. Est-ce à cela que pensait le professeur Perronne ? Dominique Bastien (Le Pouliguen – Paris) Merci, Dominique, pour votre courriel et vos précisions chiffrées. Le professeur Perronne a pu s’exprimer librement dans nos colonnes, ce qu’il n’a pas toujours pu faire ailleurs. Telle est la raison qui a motivé cet entretien. Le débat reste ouvert. Un grand merci à Martine Tézier pour sa carte postale depuis la Thaï lande : « La mer d’Andaman est à 30°, limpide, et l’air délicieusement parfumé affiche 33°… Un cadre parfait pour oublier l’hiver baulois. » Courrier des lecteurs Martine en Thaïlande Pour nous écrire : redaction@labauleplus.com J’ai lu avec intérêt l’interview de Philippe Herlin sur le bitcoin dans votre numéro de mars, mais honnêtement, je ne suis pas trop d’accord avec son enthousiasme. Le bitcoin fait rêver beaucoup de monde, mais attention : derrière la hype, il y a un vrai risque. Pas mal d’économistes sérieux nous mettent en garde contre cette monnaie virtuelle, justement parce qu’elle ne s’appuie sur rien de concret. On le sait bien : toutes les modes finissent souvent mal, surtout en économie. Alors oui, ça peut sembler cool d’investir dans du virtuel, mais rappelons-nous que la réalité économique, c’est du concret, pas juste une tendance Instagram. Bref, mon conseil aux lecteurs : restez prudents et gardez les pieds sur terre. Sinon, continuez comme ça, La Baule+ est vraiment top ! Chaque mois, c’est un plaisir de découvrir la variété des sujets que vous traitez. Sylvain (Nantes) Bitcoin : prudence, ça reste risqué ! Depuis plusieurs mois, le front de mer de Pornichet connaît d’importants travaux d’aménagement et de rénovation. Parmi les éléments clés de ce projet global, la restauration du Vieux Môle constitue une étape particulièrement attendue par les habitants. Ce monument historique, symbole de l’identité visuelle du port de Pornichet, est en cours de réhabilitation. La jetée de 179 mètres, construite en pierres et connue pour son charme typique de la Belle Époque, avait perdu sa passerelle d’accès après la tempête Xynthia en 2010, la rendant inaccessible au public depuis. Dominique Houdard, co-président de l’association pour la Préservation du Site et Valorisation du Patrimoine de Pornichet, rappelle l’importance de ce lieu emblématique: « Le Vieux Môle fait partie intégrante de l’imaginaire collectif des habitants, c’est un véritable marqueur de l’identité locale. » Les premiers éléments de la nouvelle passerelle ont Pornichet : début des travaux de la passerelle du Vieux Môle récemment été livrés sur la dune proche du port d’échouage. L’assemblage des différentes sections débutera prochainement, avant leur installation sur les piliers déjà construits. L’ouverture au public est prévue dès cet été. En parallèle, les travaux de restauration du monument en lui-même débuteront en mai, avec notamment la rénovation des joints des pierres et des opérations de consolidation par injection de béton. Pour financer ce projet, évalué à environ 450 000 euros, une souscription publique a été lancée par la Ville en partenariat avec la Fondation du Patrimoine. Celle-ci a connu un franc succès, dépassant l’objectif initial fixé à 50 000 euros, auquel la Fondation du Patrimoine a ajouté une contribution spécifique de 10 000 euros.

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