la baule+ 28 | Avril 2025 Humeur ► Le billet de Dominique Labarrière Nos élites au mieux de leur forme Voilà quelque temps, lançant une préconisation qui fit l’admiration de tous, l’ADEME dévoilait à nos populations ébahies la fréquence avec laquelle il convenait de laver sa petite culotte si l’on souhaitait œuvrer pour la préservation de la nature et contre le réchauffement climatique. Je soupçonne certains écologistes particulièrement engagés dans ces combats d’avoir d’ores et déjà radicalisé l’intention en abandonnant carrément et définitivement le port de ce sous-vêtement. Bien sûr, cela ne fait guère les affaires de l’industrie du textile et de la filière internationale dudit sous-vêtement, produit dont il me semble avoir appris qu’il se portait fort bien à l’exportation, du moins dans ses versions luxe et grand luxe. On ne citera pas ici les griffes de référence, chacun les ayant en tête. Mauvais coup, donc pour ces secteurs. Mais, voyezvous, dans le même temps, d’autres se trouvent fort heureusement stimulés, favorisés qui, pour certains, n’en attendaient certainement pas tant. L’État, en sa très grande clairvoyance, et depuis son sommet, ne vient-il pas, faisant montre d’un génie tout aussi impressionnant que pour l’entretien de la petite culotte, d’envisager de doter chaque Français d’un kit de survie (appelé aussi kit de résilience, c’est plus chic et moins traumatisant que survie) cela pour faire face au chapelet de terrifiantes menaces pesant soudain sur le pays. Dans le registre du sanitaire, il y aurait quelque chose comme la peste bubonique remastérisée Covid XXL, et dans le registre de la guerre, l’Hitler nouveau. Ou plutôt les Hitler nouveaux puisque, à lire certains commentateurs, à entendre certains experts autoproclamés, nous en aurions deux désormais. Un à Washington, fraîchement élu. Et un à Moscou, déjà de longue pratique. Face à cela, nos élites n’ont pas tergiversé ni joué petit bras. Le salut dans le couteau suisse ! Proclament-elles urbi et orbi. Un pour chaque Français. Modèle basique à six lames, ou modèle compétition à quinze fonctions, ces messieurs-dames d’en haut n’ont pas encore décidé. Sans doute un ou deux conclaves et autant de conseils interministériels seront-ils nécessaires. Des esprits chagrins pourraient faire valoir que, par les temps qui courent, la promotion du couteau, fûtil suisse, ne s’imposait pas vraiment. Mais sans doute sont-ce de mauvais Français, trumpolâtres si ce n’est poutinolâtres, bref la lie de notre flamboyante société. Et puis, il y a ceux, férus de macro économie, qui s’inquiètent de savoir si des mesures de reconquête de la souveraineté nationale en matière de fabrication de couteaux dits suisses ont bien été arrêtées en parallèle, car il ferait beau voir que nous réveillions un triste matin complètement dépendants de la bonne volonté de nos voisins helvétiques qui, précipitamment - une précipitation toute suisse, il est vrai, mais quand même - pourraient décider de frapper d’embargo l’exportation de l’engin. Nous serions chocolats, une autre spécialité du cru avec la mise à l’engraissement des pactoles plus ou moins occultes amassés avec entrain dans les pays circonvoisins. Les mêmes économistes vigilants, n’étant pas à une lucidité près, s’interrogent : aurons-nous bien les sous nécessaires pour faire face soit à l’importation de l’outil, soit à son industrialisation sur place ? Et de se montrer quelque peu inquiets. Si, disent-ils à mots couverts, à chaque petit tour qu’il fait en France tel Ukrainien empoche d’un seul coup d’un seul deux milliards de mieux, que restera-t-il pour financer notre kit bien à nous ? Car il n’y a pas que le couteau suisse. Il y a la lampe torche, les piles de de rechange, le transistor - on me dit qu’une pétition ayant déjà rassemblé trois millions six cent mille signatures exige qu’il soit bloqué sur une seule fréquence, Kernews 91.5 - de l’eau en bouteille à raison de six litres par personne par tranche de soixante-douze heures - Lavage de la petite culotte non compris, précision utile. À cela, il convient d’ajouter la trousse des premiers secours avec le fameux Mercurochrome, tellement efficace en cas de déflagration atomique. Voulez-vous que je vous dise ? Le Mercurochrome, voilà tout ce qui a manqué à ces pauvres gens d’Hiroshima et Nagasaki ! Je galège, bien sûr. Mais une question quand même : jusqu’à quand ces messieurs z’et dames vont-ils se payer notre tête ? Tenez, pour leur survie, leur résilience à eux, je suggère non pas un kit, mais un énorme bunker enfoui à mille mètres sous terre. Un truc bien costaud. Dont on s’empresserait de perdre la clef. Lors du conseil municipal du 28 mars, le maire de La Baule, Franck Louvrier, a annoncé le dépôt d’une plainte conjointe de la mairie et du Groupement Interprofessionnel de Santé au Travail (GIST), après la publication dans la presse de données médicales confidentielles concernant des agents de la police municipale. Franck Louvrier a rappelé le contexte de cette affaire : « Pour lutter efficacement contre l’insécurité et les incivilités, les missions confiées à la police municipale augmentent régulièrement. Ces agents assurent une présence quotidienne de proximité auprès des habitants et sont souvent les premiers intervenants sur le terrain.» Afin d’atteindre ces objectifs, la mairie a renforcé progressivement la police municipale, passant d’un effectif de 16 agents, dont moins de 10 sur le terrain, à 31 aujourd’hui. Quatre recrutements supplémentaires sont en cours, ainsi que six postes saisonniers prévus pour l’été prochain. Un important effort de formation a également été mis en place pour mieux collaborer avec la Police nationale. Le maire précise toutefois que « ces nouvelles orientations ont conduit certains agents, peu motivés par ces changements, à quitter volontairement le service. Cela nous a permis de recruter des personnels davantage en accord avec les missions actuelles de la police municipale ». À la suite de ces mouvements, après l’été 2024 particulièrement éprouvant pour les policiers municipaux en raison du manque de renforts lié aux Jeux olympiques à Paris, le GIST avait mené des entretiens individuels avec les agents, produisant en octobre un rapport soulignant une certaine fatigue compréhensible au sein du service. Franck Louvrier explique : « Nous avons pris très au sérieux ce rapport. Un cabinet indépendant a été mandaté afin de réaliser un audit complet du service. Après avoir rencontré chaque agent individuellement, ce cabinet nous a remis ses conclusions début janvier. Il ne relève aucun élément préoccupant, mais préconise une réorganisation des horaires sur le terrain, une recommandation immédiatement prise en compte. » Cependant, le maire insiste sur la gravité de la divulgation récente des données médicales : « Ces faits sont sérieux, car ils visent directement certains agents en diffusant des informations personnelles sensibles. La mairie et le GIST ont donc porté plainte. Des décisions seront rapidement prises afin que de tels actes ne restent pas impunis. » La Baule : la mairie et le GIST portent plainte après la divulgation de données médicales d’agents municipaux
RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2