La Baule+ Novembre 2024

la baule+ Novembre 2024 | 21 Courrier des lecteurs Chantage de l’État auprès de Nicolas Criaud. Je m’interroge sur le titre de votre article « l’État fait du chantage auprès de Nicolas Criaud afin de le contraindre à créer une aire de grand passage pour les gens du voyage ! » Prenons une définition simple du chantage: « pression illicite en vue d’obtenir un résultat » Rappelons donc que l’article 1 de la Loi du 5 juillet 2000 oblige une commune de plus de 5 000 habitants, ou une commune appartenant à un même EPCI à créer de telles aires. C’est la Loi. Votre titre suggérerait-il que rappeler à quiconque que la loi est du chantage ? C’està-dire une « pression illicite » ? N’est-ce pas plutôt un rappel tout à fait licite à la loi, suivi de sanctions si inobservation ? Or, il s’avère que la commune de Guérande, pôle principal de l’EPCI Cap Atlantique, tel que défini par la Directive territoriale d’aménagement avait, à l’époque, entrepris de se conformer à cette loi, en envisageant cette aire au Pré Bissin, sis Commune de Guérande. Mais le Pré Bissin est « à deux pas de La Baule ». Alors, en vertu du principe NIMBY, Not In My Backyard, le maire de La Baule, sous la pression de ses administrés, a attaqué cette décision auprès du T.A. et a transféré ainsi cette pression sur le maire de Guérande. Avec tous les arguments « cache sexe » des administrés (terres agricoles, protection de la Nature, menhir du Pré Bissin, etc.) usuels dans ce genre d’attaque contre tout projet, et qui masquent mal une réalité sordide : « Pas de ça chez nous. Cachez ces manouches que nous ne saurions voir. Belle Tartufferie ! » Concluons : qui a exercé un chantage sur Nicolas Criaud ? Est-ce l’État par son rappel à la loi, ou bien des citoyens de La Baule, et par ricochet leur Maire ? Dès lors, Nicolas Criaud, bon gré mal gré plie et botte en touche : cette aire se fera à Herbignac. Là où, La Baule+ le rappelle fort justement, aucun manouche n’ira, « puisqu’ils préfèrent s’installer au bord de la mer » (comme tout Baulois et estivant). Je ne fais pas d’angélisme, car gageons ceci : en l’absence de concertation (les manouches ont-ils été consultés ?), en l’absence patente d’aire qui les satisfasse, nous allons assister ces prochaines années, à la poursuite de la « comédie» des installations surprises sur les équipements communaux, puis à la mobilisation des élus indignés et des forces de l’ordre, puis aux arrêtés d’expulsion exécutoires sous deux semaines, puis à la remise en état des installations saccagées, et tutti quanti. J’ai le sentiment à lire votre judicieuse interview, que Nicolas Criaud est plus désabusé qu’enthousiaste devant une victoire en trompe-l’œil. Dirais-je une victoire à la Pyrrhus ? Christian Robin (courriel) Merci pour la qualité de votre analyse. La responsabilité du choix du terme de « chantage » ne revient pas à Nicolas Criaud, mais au journal. Vous évoquez le rappel à la loi qui n’est pas contestable. Mais, pour comprendre notre choix, il y a deux faits qu’il convient de distinguer : le non-respect de la loi sur la création de terrains et l’occupation illégale. Ce sont deux aspects qui doivent donc en droit être traités séparément : une sanction pour non-respect de la loi et une intervention en cas d’occupation illégale. Le terme de chantage rappelle davantage une pratique mafieuse : « Si tu ne payes pas, je ne te protège pas. » Par exemple, si vous ne réglez pas vos impôts pour une raison X ou Y et si vous vous faites agresser au coin de la rue, la police ne refusera pas de vous secourir parce que vous n’aurez pas payé vos impôts… » C’est à l’État de vous contraindre à payer vos impôts, par toutes voies légales, et cela en distinguant la nécessité de vous porter assistance en tant que citoyen. C’est pour cette raison que nous avons utilisé ce terme, puisqu’il s’agissait bien de refuser assistance en cas d’occupation illégale tant qu’une aire légale n’est pas construite. Si le terrain d’un propriétaire privé est occupé, il serait difficilement concevable que l’État refuse d’intervenir au prétexte que la commune n’a pas d’aire d’accueil, puisque la victime n’est pas responsable de cette situation. Y. Urrien. Pour nous écrire : redaction@labauleplus.com Le complexe sportif Jean Ménager, une institution pour les clubs et écoles de Guérande depuis les années 1970, a rouvert ses portes le 10 octobre dernier après une réhabilitation en deux phases entamée en 2020. Cet investissement de 3,9 millions d’euros permet désormais aux usagers de bénéficier d’infrastructures modernisées, performantes sur le plan énergétique et parfaitement accessibles. La rénovation a permis de réduire la consommation énergétique de 60 %, un atout majeur pour atteindre les objectifs environnementaux fixés par le décret tertiaire, visant une réduction progressive de la consommation d’énergie des bâtiments à usage tertiaire d’ici 2050. La grande salle omnisport, complètement réaménagée, offre désormais une aire de jeu de près de 1 200 m², accueillant les sportifs dans un environnement rénové, des sols au plafond. Les vestiaires et les sanitaires ont fait l’objet d’une transformation complète, avec six nouveaux vestiaires, portant le nombre total à dix, dont huit sont dédiés aux utilisateurs de la salle (quatre pour les hommes et quatre pour les femmes), et deux sont réservés aux arbitres lors des matchs. Pour répondre aux besoins des clubs, des espaces de stockage ont également été réaménagés. Enfin, un club house a été aménagé, offrant aux clubs et aux sportifs un espace convivial pour se rassembler et partager des moments de détente. Guérande : Inauguration du complexe sportif Jean Ménager après une rénovation de 3,9 millions

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