la baule+ 18 | Novembre 2024 La Baule+ : Un film comme Louise Violet vous permet-il aussi de découvrir des éléments de notre histoire ? Alexandra Lamy : C’est certain, c’est toujours une chance de pouvoir faire des films qui nous permettent de nous documenter et d’aller chercher dans l’histoire. Il y a toute cette partie de la Commune de Paris que je ne connaissais pas, cette partie de la IIIe République. J’ai trouvé cela fascinant. Cette femme arrive dans ce village, elle dort dans une grange, dans des conditions difficiles. Mais elle reste toujours bien habillée et digne. Certains pourraient se dire que c’est du cinéma, toutefois, à l’époque, ce devait être comme cela… À partir du moment où l’on a le costume, on a déjà une autre façon de se tenir et de travailler. C’est immédiat. L’habit fait le moine. On n’imagine pas cette femme parler d’une façon vulgaire. Cette femme doit garder sa dignité, notamment en raison de son lourd secret, sinon elle s’effondre complètement et elle en meurt. Elle doit saisir cette deuxième chance. Elle continue de vivre par son métier qui continue de la maintenir. Nous avons eu des Louise Violet chez nous après la guerre de 1870. Aujourd’hui, elles existent encore en Afrique… Bien sûr, ces institutrices sont aussi des missionnaires. Ce film est très important pour les jeunes. C’est vraiment un film familial et ils nous disent tous que ce film leur permet de comprendre à quel point l’école est quelque chose d’important. On observe aussi dans ce film que les enfants ont soif d’apprendre. Ils aiment qu’on leur enseigne des choses. Cinéma ► Un film sur les premières écoles dans les villages Alexandra Lamy : « Ces institutrices sont aussi des missionnaires. » Le film Louise Violet a été présenté au Festival du film politique de La Baule en avant-première et il sortira en salle le mercredi 6 novembre. Il nous plonge dans la France rurale de la fin du XIXe siècle, au moment où l’école est devenue laïque, gratuite et obligatoire. Alexandra Lamy y incarne Louise Violet, une institutrice qui a pour mission d’imposer l’école dans un village où les enfants travaillent toute la journée dans les champs avec leurs parents. Acteur, auteur, réalisateur, producteur et scénariste, Éric Besnard est notamment connu pour Babylon A.D., Le Convoyeur, L’Empereur de Paris ou Cash. La Baule+ : Dans le film, tous les parents du village sont opposés à la scolarisation de leurs enfants. Est-ce un choix créatif ou est-ce basé sur une réalité ? Éric Besnard : J’ai étudié le sujet. À l’époque, la quasi-totalité des parents étaient contre la scolarisation de leurs enfants. D’abord, parce que l’on retirait une main-d’œuvre des champs et, ensuite, parce que c’était un moyen de remettre en cause l’autorité paternelle. D’un seul coup, une femme arrive en expliquant qu’elle va apprendre quelque chose aux enfants. On remet en cause tout l’équilibre local. Les gens comprennent que tout cela va générer un déséquilibre, car les enfants vont en savoir plus que leurs parents. La force de l’école, aujourd’hui, c’est d’avoir fait accepter cette notion de faire monter ses enfants intellectuellement. Mais aujourd’hui encore, il y a des gens qui sont en concurrence avec leurs enfants. Toutes les problématiques qui sont posées dans ce film ont un écho aujourd’hui, notamment la question de la République, du féminisme ou de l’arrivée de l’étranger. La problématique du rapport à la religion est terriblement d’actualité. Jusqu’à cette époque, c’étaient les prêtres qui assuraient l’éducation et il a fallu une reprise en main pour décréter que c’était à l’État de le faire. Quels sont vos projets ? Je vais travailler sur Jean Valjean, à travers un film sur les quarante premières pages des Misérables. Comment un homme pétri par l’injustice, la colère et vingt ans de bagne, tout simplement parce qu’il avait volé un pain, sort comme un animal et devient très dangereux. Finalement, il rencontre quelqu’un qui va en faire un homme honnête. C’est donc une transformation. Je travaille sur l’idée de la main tendue et cette notion de ne plus être en guerre avec le monde. Derrière cela il y a un message : s’il y a un jeune homme dont vous avez peur, il vaut mieux l’inviter chez vous, quitte à prendre le risque qu’il vole votre télévision, plutôt qu’il reste dans la rue et qu’il brûle toutes les voitures. Éric Besnard, scénariste et réalisateur de Louise Violet : « La problématique du rapport à la religion est terriblement d’actualité. » HORIZONTALEMENT I. Tueur de Spectre. II. Endommager. C’est-à-dire que c’est du latin. III. Le repos du dormeur. Poète américain. IV. Cartes à jouer. Arboricole. V. Province thaï landaise. Quelque part sur la rose des vents. VI. Eut de bonnes raisons. VII. Siège du jugement de Pâris. Uniquement sur catalogue. VIII. Note d’agrément. Voilier pacifique. IX. Facétieux. VERTICALEMENT 1. Elle fit les premiers succès de Gainsbourg. 2. Dégénérés. 3. Bal tango. 4. Etat-major. Petit pion. 5. Jadis Fructidor ou Vendémiaire. 6. Coupe de cheveux. Etudiants en colère. 7. Décollage. 8. Phénomène océanique. Suivent le bâtiment. 9. Petites phrases. • MOTS CROISÉS • N°136 • 2 3 4 5 6 7 8 9 I VI V IV III II IX VIII VII HORIZONTALEMENT I. Tueur de Spectr . II. Endommager. C’est-à-dire que c’est du latin. III. Le repos du dormeur. Poète américain. IV. Cartes à jouer. Arboricole. V. Province thaïlandaise. Quelque part sur la rose des vents. VI. Eut de bonnes raisons. VII. Siège du j gement de Pâris. Uniquement sur catalogue. VIII. Note d’agrément. Voilier pacifique. IX. Facétieux. VERTICALEMENT 1. El le f i t les premiers succès de Gainsbourg. 2. Dégénérés. 3. Bal tango. 4. Etat-major. Petit pion. 5. Jadis Fructidor ou Vendémiaire. 6. Coupe de cheveux. Etudiants en colère. 7. Décollage. 8. Phénomène océanique. Suivent le bâtiment. 9. Petites phrases. SOLUTIONS DU N°136 1 www.fortissimots.com Mots croisés Solutions page 22 • SUDOKU • GRILLE N°234 • MOYEN • 2 6 8 1 8 9 6 8 7 3 6 4 7 7 6 4 5 1 6 9 6 5 1 5 2 8 9 7 3 Sudoku
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