la baule+ 28 | Juin 2024 Courrier des lecteurs Réponse à C. Robin « Être hostile au Sionisme n’est pas être antisémite». Dans son courriel (Avril 2024), C. Robin s’attaque aux mythes du sionisme, souvent avec raison. Mais il ne parle pas du camp palestinien. Comme si être victime empêchait tout examen critique. Qui a déclenché l’invasion de Gaza avec le pogrome du 7 octobre 2023 ? Qui ne libère pas les otages israéliens pour soulager les souffrances immenses des Gazaouis et permettre la fin des hostilités ? Réponse : c’est le Hamas. Les élites palestiniennes ont toujours tout refusé : le partage de 1947 de l’ONU et la création d’un Etat palestinien, les multiples projets du mandat britannique (livres blancs et commissions), les refus d’Arafat face à Barak, etc. Nostalgiques d’une grandeur passée, les arabes ont souvent voulu employer la force face à Israël et ont toujours perdu (1948-1949, 1956, 1973, 1987, 2000, 2008, 2012, 2014, 2021, 2023, etc.). Il faut dire que la création de l’État d’Israël est une insulte et un rappel à la mémoire arabe. Elle rappelle la faiblesse arabe et ravive le souvenir de la dhimma dans laquelle les juifs des pays arabes étaient des citoyens de seconde zone (dhimmis). De plus, les élites palestiniennes furent souvent gangrénées par des clans ; la guerre civile entre le Fatah et le Hamas, de 2006 à 2011, ne fut qu’un avatar de ces lointaines divisions avec des centaines de morts entre palestiniens. Déjà, en 1937-1938, durant une énième révolte arabe, « un plus grand nombre d’arabes trouva la mort par des armes arabes que par celles de Britanniques ou des Juifs» rapporte le journaliste palestinien chrétien Issa al Issa. A titre comparatif, même au cours des pires affrontements entre la Haganah (armée officielle de l’Agence juive) et les groupes terroristes juifs (Léhi, Irgoun) en 1944-1945, le sang entre juifs a très peu coulé. Menahem Begin, chef de l’Irgoun, a refusé cette voie malgré la répression de la Haganah. A contrario, les élites palestiniennes ont vite quitté le pays en janvier-février 1948 devant les premiers affrontements et malgré une supériorité en matériel (aviations, artillerie, blindés, armement léger), les Arabes ne disposaient pas d’un commandement militaire unifié. Entre décembre 1947 et début avril 1948, avant la défaite militaire des Palestiniens, près de la moitié de la population a fui. Les rumeurs, liées au massacre de Deir Yassin du 9 avril (107 morts), ont poussé à la Nakba (700 000 réfugiés) tout comme les actes de terreur de l’armée juive. Ben Gourion a poussé pour chasser ses villageois de leurs villages et de changer les noms. Cette expulsion massive entraîna un mythe dans le mouvement national palestinien : le droit au retour. Cet espoir est un mal incurable des Palestiniens, les Israéliens ne rendront pas les villages, qui furent des prises de guerre, il faut arrêter de croire à cette chimère. On a vu que les clans et les divisions ont parfois empêché un fort sentiment national palestinien, ce fut le contraire chez les juifs. Malgré certaines divisions, ils ont toujours fait front commun dans les moments décisifs. Cela explique la réussite du sionisme comme un projet politique. Ce qui domine les élites juives, depuis la création du Yishouv (foyer juif) en Palestine, c’est le nationalisme. La gauche, dont la composante universaliste et humaniste a toujours été très modeste, est incapable de combattre la droite colonisatrice sur le plan des principes. Car elle fut toujours infiniment plus nationaliste que socialiste. Cela implique que le nationalisme conquérant du sionisme ne peut pas coexister avec les valeurs universalistes des droits de l’homme et du droit à l’autodétermination. Et que les élites en Israël, de droite comme de gauche, ont toujours du mal à reconnaître le droit légitime des Palestiniens à une pleine souveraineté nationale sur eux-mêmes dans l’espace « terre d’Israël ». A propos du nationalisme juif, le cas des kibboutz est éclairant à ce sujet. Il est souvent présenté comme un cas concret de socialisme égalitaire. En fait, il est réservé aux juifs ashkénazes. Le premier membre druze intervient en 2012. « Un arabe [ou un juif séfarade] ne pouvait en aucune façon devenir membre d’un kibboutz, et lorsqu’il y eut plus tard des couples palestino-israéliens (dont une fille ou un fils du kibboutz), cela aboutit généralement pour eux à l’obligation de quitter le collectif pionnier. » Jusqu’à la guerre de 1967, le meilleur des élites militaires vient de ses rangs. L’État binational est peutêtre aussi illusoire que la solution à deux États. Aucune élite juive n’acceptera de créer un État binational où, à terme, les juifs deviendront minoritaires. A cet effet, en juillet 2018, la Knesset adopte une loi à valeur constitutionnelle définissant Israël comme « L’État-nation du peuple juif». Elle transforme près de 2 millions de citoyens (arabes, circassiens, druzes, etc.) en citoyens de rang inférieur. Pour conclure, une anecdote qui en dit long sur certaines élites palestiniennes. En mai 1930, à Londres, la délégation palestinienne demande au pouvoir britannique l’interdiction des transactions foncières au bénéfice des juifs en Palestine. Les Britanniques répondent que tous les membres de la délégation, à l’exception du seul Jamal al Husseini, ont vendu des terres aux organisations juives et qu’ils sont peu crédibles. Cela fait penser à certains chefs milliardaires du Hamas. Le Grand Eric (Le Pouliguen) Entretiens sur la vaccination François Hubert, toxicologue, nous adresse les commentaires suivants sur les conséquences de la vaccination évoquées dans des articles de notre précédent numéro. Entretien avec Maître Etienne Boittin. Concernant la pharmacovigilance, elle n’est pas faite par un médecin-légiste même si ses observations peuvent éventuellement y être intégrées, mais par l’EMA (European Medicines Agency), le CDER/FDA ou le MHRA par exemple. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que les décès directement ou indirectement attribués à la pandémie de Covid-19 sont probablement « largement supérieurs » aux chiffres officiels (18 août 2023) car de fait les analyses statistiques peuvent être inexistantes voire éventuellement biaisées en fonction des régions du monde. Ainsi, sur un total de plus de 769,8 millions d’infections liées au virus recensées dans le monde, dont près de 40 millions en France, 6,95 millions de personnes étaient décédées, dont 167 985 en France (6 décembre 2023). Depuis leur introduction, en décembre 2020, les vaccins contre la COVID-19 ont permis de réduire d’au moins 57 % le nombre de décès dus à la pandémie, sauvant ainsi plus de 1,4 million de vies dans la région européenne de l’OMS. La plupart des personnes sauvées étaient âgées de 60 ans ou plus, soit le groupe le plus exposé au risque de souffrir de complications ou de décéder à cause du virus du SARS-CoV-2. La première dose de rappel, à elle seule, a sauvé 700 000 vies. Telles sont les conclusions d’une nouvelle étude de l’OMS/ Europe (2024) qui révèle que le nombre de décès connus dus à la COVID-19 dans la Région, qui s’élève actuellement à 2,5 millions, aurait pu atteindre 4 millions en l’absence de vaccins. Il est vrai et il est très malheureux que des accidents létaux ont été observés à la suite de vaccinations, il y en a aussi malheureusement avec d’autres médicaments, d’autres substances, et avec l’eau de mer. Mais de là à se les approprier médicalement « j’ai malheureusement des décès qui sont survenus et j’ai également des personnes qui ont fait des AVC », ou encore « j’ai des dossiers Pfizer et Moderna », on a l’impression de se retrouver presque 80 ans auparavant dans le délire de la dénonciation. Entretien avec Stanislas Berton En réponse à l’article de M. Stanislas Berton : « La technique consistant à décrédibiliser votre opposant en le traitant de complotiste, c’est quelque chose qui a été imaginé par la CIA. » Totalement en accord avec le titre de la parution de Stanislas Berton qui « incarne la génération des jeunes intellectuels dissidents ». Mais, quant à sa diatribe sur le fait que le vaccin n’empêche pas la diffusion de la maladie, c’est essayer d’inventer l’eau tiède. On sait depuis Jenner, soit un siècle avant Pasteur, qui d’ailleurs n’étaient ni l’un ni l’autre complotistes bien qu’ayant été traités de tous les noms par leurs contemporains, mais réellement dissidents par rapport à leurs époques, que la vaccination n’empêche pas la circulation de la maladie (virale ou non). Et donc, il n’est ni complotiste ni dissident de le rappeler, simplement réaliste avec en plus un tout petit bout de science. Si l’on me pardonne cette image extrêmement simpliste, le vaccin est un feu de circulation que l’on bloque au rouge, ou un sens interdit posé à l’entrée d’une petite rue. Mais, vous qui vous déplacez à La Baule, êtes-vous sûrs que tous, piétons, vélos, motocyclettes ou même certains conducteurs de voitures obéissent au doigt et à l’œil aux injonctions des signaux du code de la route ? Eh bien, le virus fait de même, il a des sens interdits ou des feux plus « faciles ». Puis le virus mute, « elles n’arrêtent pas de muter ces petites bêtes », et il devient un daltonien…. Qui ne distingue plus le rouge, qu’il a tendance à confondre avec le vert. Et alors ? Eh bien, feux ou sens interdit, il les passe sans les voir. J’imagine que dans les rues de La Baule, nombre de piétons, de conducteurs de vélos, de motocyclettes, ou même de certaines voitures, sont daltoniens. François Hubert, toxicologue. Par ailleurs, autre commentaire reçu d’un lecteur : Entretien avec Maître Etienne Boittin sur la vaccination Merci d’avoir eu le courage de donner la parole à Maître Etienne Boittin, tellement la censure est grande dans les médias français sur ce scandale de la vaccination. Heureusement, dans de nombreux pays, la vérité commence à éclater sur les conséquences de la vaccination, des décès, des AVC, des cancers… Malheureusement, le professeur Montagnier avait eu raison avant tout le monde en mettant en garde contre les effets de l’ARN, il suffit de revoir ses vidéos, comme relire ou écouter la généticienne Alexandra Henrion-Caude. J’espère que ce courageux avocat de Saint-Nazaire pourra contribuer à faire éclater la vérité au grand jour. Et je n’évoque même pas le scandale financier, la corruption, et Madame von der Leyen qui ose raconter qu’elle a perdu ses SMS sur l’affaire Pfizer. Richard (Saint-Nazaire) Petite contre-vérité ? Concernant les dires de l’avocat maître Etienne Boittin, quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai lu ces quelques lignes où il est précisé que « les laboratoires n’ont jamais vendu la vaccination comme un moyen d’empêcher la contamination, mais comme moyen d’éviter les formes graves ». Je me permets donc de vous envoyer la RCP (Résumé des caractéristiques du produit) du produit Pfizer éditée en 2021 : « Comirnaty est indiqué pour l’immunisation active pour la prévention de la COVID-19 causée par le virus SARS-CoV-2,
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