La Baule+

la baule+ 18 // Janvier 2024 Humeur ► Le billet de Dominique Labarrière Pauvres pêcheurs… Avant toute chose, permettez-moi de vous présenter mes vœux les meilleurs pour la nouvelle année. Que 2024 soit pour vous-même et vos proches un millésime d’exception : santé, prospérité, félicité. Et juste ce qu’il faut de légèreté mentale pour ne pas se laisser plomber par les pesanteurs et les laideurs du monde tel qu’il va. D’ailleurs, je maintiens que le droit à la futilité devrait être inscrit au fronton de nos édifices officiels. Il y va de notre santé psychique. Liberté, égalité, fraternité, futilité. Oui, affirmer bien haut le principe de futilité, car, mes bien chers amis, l’esprit de sérieux - le terrifiant esprit de sérieux - ne cesse de gagner du terrain, de s’immiscer en tout et partout. Il est une catégorie de la population que, jusqu’à ce jour, nous pouvions croire relativement épargnée des tracasseries que notre société ne cesse de nous inventer. Une catégorie de gens qu’on n’évoquait qu’avec un sourire plein d’indulgence, et peutêtre bien d’envie. Je pense ici aux pêcheurs à la ligne. Eh bien, figurez-vous que pour eux aussi le temps de l’insouciance est en passe de se trouver aboli. Bientôt on ne trempera plus le fil dans l’eau comme on le faisait hier encore, cela depuis l’aube des temps. Le pêcheur à la ligne doit entrer dorénavant dans les clous, rejoindre le troupeau des peuples policés sous contrôle permanent. Ah mais ! Il n’était que temps ! Allait-on laisser impunis ces fauteurs d’abstention électorale, ces sous-citoyens qui osaient, toute honte bue, plonger le fil dans l’eau plutôt que le bulletin dans l’urne ! Allait-on les laisser pousser le bouchon de l’incivilité aussi loin ? Que nenni ! Il fallait bien trouver un moyen de leur fourrer dans la musette quelques tracasseries, quelques règlements bien tordus, quelques trouvailles bien vicieuses, histoire d’alimenter un peu plus la sacro-sainte contrainte des temps modernes, toujours plus vétilleuse. On ne pêchera donc plus innocemment. (On savait depuis longtemps déjà qu’on ne péchait jamais innocemment (Demandez donc à Depardieu…) mais l’homophone se trouvait jusqu’alors épargné. Une anomalie dès lors très opportunément corrigée. Dorénavant, le pêcheur devra établir un compte extrêmement précis de ses prises. L’endroit exact, le jour, l’heure, où elle a été réalisée, l’espèce concernée, la taille du sujet (le relevé de son carnet de vaccination lorsqu’on en aura imposé l’usage, ce qui ne saurait tarder). L’auteur de la capture devra aussi photographier son trophée, comme jadis les tueurs d’éléphant dans la savane africaine, en évitant cependant le selfie par trop triomphant, ce qui pourrait choquer les âmes vertueuses (Il n’en manque pas, demandez donc là aussi à Depardieu.)… On rigole, mais en fin de compte il deviendra quasiment impossible de revendiquer la pêche à la ligne comme un intermède de déconnexion. Big Brother tient à tenir et à contrôler tout un chacun, en toute circonstance et en tout lieu dans les rets bien serrés de sa tentaculaire haute technologie façon Gafam. Nul ne doit y échapper. La transparence jusque dans la bourriche. Fini le malin plaisir de baratiner sur la dimension de la truite ou de l’ablette au retour de la rivière ! On ne rigole plus avec ces choses-là ! Aussi, attend-on avec fièvre la création d’une police - que dis-je, une police ? Une milice, oui - une milice de la petite friture, une escouade d’élite habilitée à veiller et enquêter sur ces faits, à verbaliser au moindre écart. Des peines de tricherie sur le gardon pourraient être inscrites au Code pénal. Et nous ne dirons rien des sanctions terribles qui guetteraient le téméraire qui, rentrant bredouille de la pêche, irait jusqu’à oser s’acheter un demi-kilo d’entrecôte pour se le faire griller au barbecue. Devant un tel cumul de délits odieusement préjudiciables à la survie de la planète, on hésiterait probablement entre l’internement d’office et le mandat de dépôt à l’audience. Surtout, si au passage, l’impudent aura aggravé son cas en se livrant à l’extermination de moustiques ! En 1966, une fin de journée à Matignon, Georges Pompidou, alors Premier ministre, confiait à un jeune collaborateur du nom de Jacques Chirac une vérité d’évidence du genre : « Il faudrait tout de même cesser d’emmerder les Français. » Tout un programme. Et qui n’aura jamais été davantage d’actualité qu’aujourd’hui. Les forcenés de la pêche aux voix feraient bien de s’en souvenir pour 2027. Contactez : Marine de Montille au 07 65 72 44 44 ou marine@kernews.com Rozenn Le Garrec au 06 13 55 11 55 ou rozenn@labauleplus.com Commercants, artisans : profitez de la puissance du média radio pour communiquer. Saint-Nazaire Agglo et la ville de Pornichet récupèrent les sapins de Noël pour les transformer en broyat. Cette collecte a lieu jusqu’au 21 janvier 2024, dans des espaces dédiés à cet effet, à proximité de Quai des arts, sur le parking du cimetière (place du Souvenir Français) et en déchetterie. Chacun pourra, également, profiter de ce broyat en venant le récupérer en déchetterie à partir du 31 janvier 2024. La Ville de Guérande met en place des points de collecte des sapins. Les habitants qui le souhaitent peuvent déposer leurs sapins rue Vannetaise, sur le parking Sainte-Anne et sur le parking de la Gaudinais. Les arbres seront ensuite broyés puis utilisés comme paillage pour les massifs de la ville. Collecte des sapins de Noël à Pornichet et Guérande Concert exceptionnel des Fous de Bassan le 14 janvier Le groupe de chants de Marins et de la mer pouliguennais, es Fous de Bassan, fête son 20e anniversaire et annonce la sortie de son 5e Album qui sera présenté au public dimanche 14 janvier à 15h salle André Ravache au Pouliguen lors d’un concert (Entrée 10 euros).

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