la baule+ Janvier 2024 // 11 plus possible et qu’il fallait maintenant se concentrer dans des logements collectifs! Je ne sais pas où ces gens veulent nous emmener, mais il n’y a rien de bon. Ils ont déjà détruit l’industrie automobile et ils veulent s’attaquer maintenant à l’immobilier en le collectivisant. » Franck Louvrier : « Si l’on ne peut pas s’étaler, il va falloir s’élever. » Franck Louvrier, maire de La Baule, a également abordé ce sujet lors de la séance du Conseil municipal du 15 décembre dernier, en soulignant d’abord qu’il est difficile de s’opposer « puisque c’est la loi qui vise à définir le contexte de l’application du ZAN ». En clair, « les surfaces artificialisées regroupent par définition l’habitat et les espaces verts associés, les zones industrielles et commerciales, les équipements sportifs ou de loisirs, les réseaux de transport, les parkings ou encore les mines, décharges et chantiers. » Ainsi, a-t-il poursuivi, « nous sommes face à la quadrature du cercle : comment, d’un côté, répondre à l’urgence du manque de logements et, de l’autre, ne pas continuer à développer l’urbanisme sur des terres naturelles ? Évidemment, nous ne pouvons qu’être d’accord avec l’esprit de la loi, mais à condition de fixer un cadre en adéquation avec le territoire. C’est le principe d’une bonne loi : elle fixe un cadre général, contraignant, mais aussi suffisamment souple pour permettre de s’adapter. Vous le savez, localement, nous avons déjà nos PLU, les ScOT (ndlr : Schémas de cohérence territoriale), les règles environnementales diverses et variées (loi Littoral et même loi Montagne…) qui sont déjà contraignantes. Le Conseil régional n’a pu obtenir de l’État une mutualisation des objectifs pour tenir compte de la réalité démographique de chaque région, car tous les territoires ne sont pas logés à la même enseigne. Je dis aujourd’hui à l’État de nous faire confiance et de nous laisser des marges de manœuvre. Ici, à La Baule, nous sommes particulièrement bon élève avec le cas de notre ancien camping municipal, dont les neuf dixièmes, soit 4,8 hectares, vont revenir à la forêt d’Escoublac : c’est bien la preuve que nous savons renaturer. » Franck Louvrier : « Je ne serai pas le maire qui refera l’erreur des années 60 de construire à nouveau la ville sur la ville avec des immeubles de grande hauteur.» Franck Louvrier conclut : « Je crains qu’une application stricte de la loi ZAN, de la même façon que la loi SRU, provoque davantage d’immobilisme, alors que notre pays doit envisager de construire chaque année 450 000 logements. Pour remédier à ce contexte, je ne serai pas le maire qui refera l’erreur des années 60 de construire à nouveau la ville sur la ville avec des immeubles de grande hauteur, car certains commencent à nous redire que si l’on ne peut pas s’étaler, il va falloir s’élever ». « Ici, à La Baule, nous sommes particulièrement bon élève avec le cas de notre ancien camping municipal, dont les neuf dixièmes, soit 4,8 hectares, vont revenir à la forêt d’Escoublac. »
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