la baule+ 8 | Avril 2024 On nous annonce une multiplication des éoliennes en mer au large de notre région et il va donc y avoir une forêt d’éoliennes de BelleÎle-en-Mer jusqu’à l’île d’Yeu. Qu’en pensez-vous ? Elles sont complètement inutiles ! On a besoin simplement de quelques centrales à gaz pour passer les pics de consommation. D’ailleurs, l’électricité produite par les éoliennes arrive à un moment où le réseau français n’en a pas besoin et elle est donc directement exportée. Ces éoliennes n’ont aucune action et cette électricité n’est absolument pas utilisée par les riverains. Il n’y a aucune correspondance ! Il faut arrêter le programme d’éoliennes en mer en France. C’est peutêtre bien pour d’autres pays, mais pas pour nous. Dans tous les pays, la doctrine est simple : j’ai de l’énergie et je l’utilise Vous travaillez beaucoup sur notre rapport à l’énergie. Je reviens de Moscou, où j’ai pu constater, même quand il fait 0°, que tout le monde est en tee-shirt dans les magasins, qui sont surchauffés. Les gens ouvrent les fenêtres pour aérer, tant leur appartement est chauffé… Bien sûr, quand le gaz est abondant, comme c’est le cas en Russie, on l’utilise pour vivre. Dans tous les pays, la doctrine est simple : j’ai de l’énergie et je l’utilise. Un certain nombre de gens tentent de nous expliquer que ce n’est pas bien pour la planète, mais ce n’est pas le rapport que les peuples, dans la plupart des pays du monde, ont avec l’énergie. Cela peut venir, mais cela ne viendra pas avec la coercition, la punition, la sanction. Ce sera sans doute long. Il faut éviter les gaspillages, mais ce n’est pas aussi simple que l’écologie politique le pense. Quant aux éoliennes en mer, on peut faire très rapidement des économies : il suffit de les arrêter On nous répète sans arrêt que l’on ne doit pas dépasser les 19° l’hiver et que toute l’année il faut réduire, décaler, éteindre, fermer, débrancher... Pendant ce temps, dans le monde, des centaines de millions de gens mettent le chauffage à fond et ouvrent leurs fenêtres... Exactement. Ce sera toujours ainsi. L’Inde, la Russie et les États-Unis n’auront pas le comportement que l’on imagine dans les années qui viennent et il n’y aura pas contagion des Français qui ne prendront qu’une douche par semaine vers les autres pays. Dans les autres pays, les gens continueront à prendre des douches chaudes. On se trompe complètement sur la condition humaine et sur la capacité des humains à modifier leur comportement. C’est long, c’est progressif. Cela nécessite énormément de persuasion et un peu moins de manipulation. En l’occurrence, c’est nous les Français qui sommes manipulés pour prendre une douche par semaine et les autres ne sont pas manipulés du tout. Ils ont une énergie abondante et souveraine, donc ils l’utilisent. Rien ne changera. Il ne sert à rien de nous mettre la rate au court-bouillon en nous expliquant qu’il faut faire des économies, alors que les autres considèrent que c’est absolument ridicule. Les Russes n’ont absolument rien à faire des considérations que nous avons sur les économies d’énergie. Donc, chaque pays utilisera son énergie, comme il en a envie. Quant aux éoliennes en mer, on peut faire très rapidement des économies : il suffit de les arrêter. Et ce sera très utile pour nous. Propos recueillis par Yannick Urrien. L’État a communiqué la cartographie de la façade Nord-Atlantique – Manche Ouest des futurs projets d’éoliennes. Or, la presqu’île de Guérande est une nouvelle fois concernée, avec le doublement du nombre des éoliennes, qui seront par ailleurs encore plus hautes. Les élus locaux impliqués par la zone d’extension du parc du banc de Guérande ont fait le calcul : ainsi, il s’agit de 100 kilomètres carrés d’éoliennes en mer d’ici à dix ans. Alain Doré, président du collectif Défense de la Mer, demande l’arrêt des nouvelles implantations : « L’État a publié une cartographie des zones propices à l’installation de nouvelles éoliennes et l’on observe l’extension des zones déjà existantes, notamment sur le banc de Guérande et Yeu-Noirmoutier. Il y a également un projet au large des Sables-d’Olonne et au large de BelleÎle-en-Mer. On a bien du mal à saisir cette logique de développement de l’énergie éolienne en France. Pour nous, cette extension derrière le banc de Guérande signifie une nouvelle bande d’éoliennes, à 25 ou 30 kilomètres au large, avec une capacité de 15 MW et une hauteur de 280 mètres, contre 180 mètres pour les éoliennes actuelles. Donc, elles sont encore plus grandes. » Cette annonce a suscité l’hostilité de tous les élus locaux. Cependant, Alain Doré se montre prudent : « Je me méSuite de l’entretien avec Loïk Le Floch-Prigent: « Dans les autres pays, les gens continueront à prendre des douches chaudes. » Le collectif Défense de la Mer réclame un moratoire sur les éoliennes fie beaucoup de la position des élus locaux. Qu’ont-ils fait pour s’opposer à cela ? Après, quand c’est fait, ils se disputent le reversement d’une taxe éolienne, sachant que c’est toujours le contribuable et le consommateur qui payent ! » Il souligne que la question des zones de pêche est également importante : « La première zone a été choisie par l’État, sur conseil du Comité des pêches des Pays de Loire, dont l’influence est plus forte que celle des petits bateaux de Noirmoutier ou du Croisic. Ils avaient choisi le banc de Guérande pour ne pas impacter les zones qui servaient à chaluter. Donc, si l’on fait une extension, cela va poser de nouveaux problèmes aux pêcheurs, qui sont déjà dans une situation pas très facile. » Enfin, Alain Doré insiste sur le caractère intermittent des éoliennes : « Les chiffres que j’ai transmis sont ceux officiellement transmis par RTE, puisqu’il y a une transparence complète sur la production électrique. Aujourd’hui, quand on regarde les tableaux de production, quand il y a du vent cela permet une baisse de la production nucléaire, ou c’est de l’énergie exportée. La décarbonation en France, cela compense d’éventuelles productions à partir de gaz ou de fioul à un quart et, pour le reste, cela sert à décarboner les pays étrangers. » Des offres exclusives et adaptées au budget des commerçants de la presqu’île: Contactez Rozenn au 06 13 55 11 55 rozenn@labauleplus.com Commercants, artisans : profitez de la puissance du média radio pour communiquer
RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2