La Baule+

la baule+ Août 2023 // 3 Le mois de juillet n’a pas été bon pour l’économie touristique de la presqu’île. Franck Louvrier, maire de La Baule et président de l’office de tourisme intercommunal, a dressé un bilan de mi-saison lors du conseil municipal du 28 juillet dernier : « Alors que nous avons traversé une période vacances de Pâques – ponts de mai et mois de juin exceptionnels en matière de fréquentation, juillet s’avère plus compliqué. En effet, la fréquentation globale sur la commune pour les trois premières semaines de juillet 2023 a été ainsi évaluée: 277 000 nuitées enregistrées, soit -17 % par rapport à 2022, 475 000 excursions comptabilisées, soit -11 % par rapport à 2022. Notons que le nombre d’excursions comptabilisées sur l’ensemble du territoire de la presqu’île sur la même période est en baisse de 23 % au regard de 2022.» Cependant, le mois d’août s’annonce meilleur : « Si l’on observe la tendance des réservations en hébergements locatifs sur l’ensemble de ces vacances d’été, le pic des arrivées est attendu pour la semaine du samedi 5 août où 81 % des logements proposés à la location sont déjà réservés. » La situation est particulièrement difficile pour le secteur de la restauration : « 30 % des restaurateurs ne sont pas satisfaits de leur chiffre d’affaires. Une des raisons avancées est la diminution du panier moyen des consommateurs : un restaurateur sur quatre a observé cette tendance tout comme le constat d’une baisse des ventes additionnelles. Par ailleurs, de très nombreux professionnels font état de comportements nouveaux, surtout du côté des clients, en matière d’exigence ou de questionnement sur le rapport qualité-prix…, obligeant la profession à s’interroger ou à se réorganiser. » Face à cela, les professionnels vont devoir s’adapter pour s’adapter aux courts séjours : « Depuis la crise sanitaire et avec maintenant un contexte économique plus tendu, la consommation et les habitudes en matière de tourisme évoluent. Nous devons être attentifs à ces évolutions pour être réactifs et nous y adapter. Ainsi, nous pouvons donc déjà observer quelques nouvelles tendances. Le calendrier et la météo propices aux courts séjours sont des critères de choix, en particulier pour les visiteurs français. » En conclusion, « il semble déjà évident que notre destination ne suscite plus de longs séjours comme naguères, mais des passages plus courts et plus fréquents. Bref, une activité à l’année comme nous le voulons. » Tourisme : un mois de juillet compliqué

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