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la baule + Septembre 2021 // 27 Francine Godet Magnétiseuse - Guérisseuse - Rebouteuse Depuis 2002, j’apporte mon aide dans tous les domaines de la santé Tél. : 06 95 01 97 79 De mes Mains avec mon Coeur. Tarif libre Sur RDV au Centre de Bien-Être et de Santé 4 avenue du Bois d’Amour 44500 LA BAULE Veolia M. Louvrier évoque la gestion de la plage par Veolia dans La Baule + de juillet et sa déception. Je me souviens du Nossy Be et de la grande époque de la plage avec ses restaurants tenus par des indépendants. Il reste encore quelques bonnes adresses qui n’appartiennent pas à des grands groupes mais il est vrai que l’âme de la plage de ma jeunesse, dans les années 2000, a un peu dispa- ru… C’est dommage car en Corse ou en Provence on trouve encore quelques restaurants dans l’esprit « paillotes » et je trouve que cela a un certain cachet… Christine (courriel) Circulation douce à La Baule Je souhaitais partager ma surprise de constater encore cet été que peu de choses ont été faites pour permettre aux utilisateurs de vélos de stationner leur vélo sur la par- tie du remblai de La Baule. En ef- fet, alors que les vélos électriques proposés par la commune sont en plein développement, nos voisins de Pornichet sont les seuls à avoir installé des parkings à vélos tem- poraires tout le long du remblai. Une idée simple peut être à re- prendre ou copier en attendant le réaménagement total du front de mer. Par contre un grand merci à la municipalité pour toutes les ini- tiatives mises en place pour l’ani- mation de la ville avec notamment les vendredis animés du marché… nous en sommes fans ! Gaëlle Dumont Éoliennes en mer Je voudrais réagir au courrier de MPascal Magne titré « au sujet des éoliennes qui clignoteront dans la baie fin 2022 ». Tout d’abord, il est certain que la transition écolo- gique ne se fera pas sans dégâts. Si certains s’affolent à la perspective de clignotements à 15 km de chez eux, que dire de ceux qui sont me- nacés de voir leur vue bouchée à quelques mètres de leurs fenêtres par de grandes structures por- teuses d’auvents photovoltaïques et joliment baptisées « ombrières ». Mais si c’est pour sauver la pla- nète… Sur le fond de la lettre, on ne peut être qu’en grande partie d’accord. La France a pris un grand retard industriel, dû à de multiples fac- teurs, et pas seulement en matière d’éolien et d’hydrogène, mais aus- si en matière de nucléaire où elle s’est arrangée pour perdre ses compétences. Ce qui me gêne plus ce sont les présupposés : l’éolien et l’hydrogène sont l’avenir face au nucléaire ringard d’une France en retard. Il est parfaitement exact que l’Al- lemagne se lance à fond dans l’hy- drogène. « Le but est d’être les pionniers en ce domaine », écrit le ministère fédéral en charge de la recherche. Mais outre que ces recherches ont commencé il y a des années (Mercedes essayant de promou- voir des véhicules avec pile à com- bustible), il y a une raison bien simple à cela : l’Allemagne ne peut pas faire autrement. Si les autori- tés françaises entretiennent le flou et les illusions, les autorités alle- mandes sont parfaitement claires : l‘Allemagne ne sera jamais au- tosuffisante en matière d’énergies renouvelables. Et comme on aura abandonné toute énergie carbonée et l’abominable nucléaire, indigne d’un pays civilisé, il va falloir im- porter de l’énergie renouvelable. Sous quelle forme ? L’électricité directement, mais elle ne pourrait venir que de pays voisins, ou alors l’hydrogène qui pourra fournir de l’électricité (piles à combustible) ou de l’énergie mécanique (mo- teurs à combustion propre). L’institut Fraunhofer estime qu’en 2050 l’Allemagne devra importer au minimum 250 TWh par an, soit, à la louche, la production de 35 ré- acteurs nucléaires, mais c’est exclu, ou encore 45 millions de tonnes d’hydrogène. Excusez du peu quand on connaît la faible densité de l’hydrogène, même comprimé ! D’où les partenariats noués ou en- visagés avec des pays du Maghreb, mais aussi d’autres pays d’Afrique, le Chili et encore l’Australie (un el- dorado pour les panneaux solaires !). Et la France dans tout cela ? Pour s’en sortir, elle doit maintenir une part importante de nucléaire et utiliser avec discernement le pho- tovoltaïque, l’éolien et l’hydrogène, sans suivre aveuglément la mode. Pas sûr qu’un autorail à hydrogène présente un intérêt autre qu’électo- ral par rapport aumême à batteries ! Il faut donc que la France or- ganise le développement de ses compétences et relève les défis scientifiques, technologiques et industriels dans ces domaines, en particulier dans l’hydrogène, même s’il ne jouera pas le même rôle qu’en Allemagne. L’hydro- gène restera a minima un excellent moyen de stockage d’énergie à grande échelle et de transport de cette même énergie sur de très longues distances. » Dominique Bastien (Paris - Le Pouliguen). La dame qui chante dans l’eau C’était en 1956, sur la Côte d’Amour, comme on l’appelait en ce temps-là. Jacques Demy dans son film « Lola » nous offre une belle balade en voiture décapo- table entre l’océan Atlantique et les somptueuses villas aujourd’hui disparues. Elle était venue passer des vacances à La Baule, station balnéaire à la mode à l’époque. Elle qui vivait dans une région mi- nière au milieu des forêts en Alle- magne a eu le coup de foudre pour cette vaste étendue de mer, ces 9 km de plage, et ces villas paisibles. C’est là qu’elle rencontre un jeune étudiant en médecine, lui est né à Pondichéry, un comptoir français, au bord de la baie du Bengale, en Inde. Il quitte l’Inde, à l’âge de 5 ans pour aller rejoindre en famille son père qui travaille à Saigon, dans un pays qui s’appelait alors l’Indochine, il était en France pour étudier la médecine. Elle était née en 1923 et avait suivi avec passion les événements en lien avec la lutte pour l’indépendance de l’Inde, et comme bien d’autres, était sous le charme de Jawaharlal Nehru… Alors, quand elle rencontre ce bel indien l’été 1956, c’est le coup de foudre. D’autres diront la «Maya », l’illusion… Cela se termine par un mariage et trois filles, et quelques années plus tard un divorce. Mais elle, tous les ans, fidèle au ren- dez-vous, elle viendra passer l’été à La Baule, elle vit à Paris depuis cette rencontre. Chaque fois qu’elle rentre dans l’océan, elle s’éloigne si loin du rivage pour chanter des opéras dans l’eau. Dans ce temps- là, à La Baule, on l’appelait « La dame qui chante dans l’eau. » A l’âge de 60 ans, la dame qui chante dans l’eau réalise son rêve, elle quitte Paris, c’est le plus beau jour de sa vie, elle va s’installer au 12 avenue de L’Hallali à l’endroit même où elle avait habité lors de sa première visite chez Monsieur et Madame Pollux, à La Baule. Quand il n’a plus été possible de vivre seule, elle est partie vivre à La Côte Sauvage dans la maison de re- traite du Croisic. Les 9 km de plage se sont transformés en promenade sur la criée, sur le port du Croisic, la petite plage familiale de Port Lin, le magnifique parc naturel de Pen Avel. Arrive l’année 2020, et son fameux virus, l’isolement, la solitude, le sen- timent d’abandon ont fait « glisser » le corps et l’esprit de certains… La dame qui chante dans l’eau a chan- té un jour de mai 2020 au « parloir » comme dans une prison. Des vi- sites inhumaines, chacun derrière une table, se voir sans se toucher, parler alors qu’on a perdu l’habitu- de de parler, et, là ce jour-là elle a chanté un opéra sur cette situation. Elle l’a vécu comme une séquestra- tion… Quelques mois plus tard, elle rendait son dernier souffle. Et dans ce lieu où elle vivait depuis plu- sieurs années, et alors que jamais elle n’avait eu les cheveux courts, quelqu’un a décidé sans nous préve- nir, nous sa famille, de faire venir un coiffeur qui lui a coupé les cheveux. Et nous tes enfants qui t’avions tou- jours connu avec les cheveux longs, nous avons été « dépossédés » par une institution toute puissante, face à ton visage si familier qui nous a été subtilisé pour un autre dans ces der- niers mois de ton passage sur terre. Au moment de te rendre les der- niers hommages, dans la chambre funéraire, même ton visage portait une trace, et nous n’avons jamais su ni comment ni pourquoi ta joue était abîmée. Le printemps et l’été 2020 resteront dans nos mémoires. Mais que se passe-t-il dans les maisons de retraite, quand nous ne sommes pas là ? Je voulais vous faire partager unpeu de l’histoire d’une femme passion- née, La Baule était son royaume, c’est là qu’elle repose aujourd’hui. La dame qui chante dans l’eau ne chantera plus, le 29 novembre 2021 elle aurait eu 98 ans. C’est le pre- mier été sans sa présence, merci de lui rendre hommage en publiant ce texte dans La Baule + Ses enfants Simone, Lakchmy, Saroya, Indira. Suite à l’article de Franck Louvrier de juillet 21 Quelle est l’utilité du plan Vigipi- rate ? Y a-t-il un risque d’attentat à La Baule ? Lors de la campagne électorale, j’ai longuement écou- té Franck Louvrier, ce qui m’a fait décider de mettre son bulletin dans l’urne. Je constate que le problème d’une supérette devait se régler très vite. Mais cet épicier continue ses ventes d’alcool de 21 heures à très tôt le lendemain matin. Cela est infernal, tant sa clientèle est nom- breuse, bruyante, et irrespectueuse des lieux. On se croirait à la foire. Il est très difficile de dormir pour le voisinage. Pour le reste, la saleté, le stationnement sauvage, le non-res- pect du Code de la route, la vitesse très excessive sur le remblai, les piétons marchant sur la chaussée… Le bruit d’échappement des motos, voitures, et des gens sous l’emprise de l’alcool, musique hurlante, ren- versant les poubelles, urinant sur les façades des résidences… En date du 24 juillet, le port du masque est redevenu obligatoire dans notre ville, et que constatons-nous de- puis? Seule une toute petite mi- norité exécute cette protection. Je ne crois pas que les CRS soient ef- ficaces à ces problèmes car cela se verrait. Y-L Calemard (courriel) Cher Monsieur, merci pour votre courriel que nous publions après avoir édulcoré certains passages qui pourraient être considérés comme diffamatoires. Nous avons occul- té le nom de la supérette pour des raisons légales et déontologiques. Nous sommes très attachés à la li- berté d’expression, mais un journal ne peut pas accuser nommément une entreprise de violer la loi sans avoir de preuves, notamment sur la répétition des faits. Vous avez le sentiment d’une hausse des incivili- tés et il est certain que votre opinion n’est pas isolée, mais il faut aussi reconnaître que la présence poli- cière est importante cet été. Nous ne disposons pas de chiffres ou de statistiques précises à ce jour sur le bilan de l’été en matière de sécu- rité. Nous vous invitons à adresser votre courriel complet à Monsieur le maire, afin qu’il vous écrive directe- ment. Nous pouvons cependant vous répondre sur un point : le risque de terrorisme est identique sur tout le territoire français. Qui aurait pu penser qu’un attentat se produirait sur la promenade des Anglais à Nice un 14 juillet ? Qui aurait pu penser qu’un prêtre serait égorgé à Saint- Etienne-du-Rouvray ? La presqu’île n’est pas un sanctuaire isolé de toute menace. Y. Urrien. Courrier des lecteurs Ecrivez-nous : La Baule+, 1 Parc de Mesemena, 44500,  La Baule. Courriel : redaction@labauleplus.com

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