La Baule+
la baule + 2 // Septembre 2021 C ’est un nouvel évé- nement qui de- vrait être pérennisé chaque dernier week-end de septembre: Les Toques bauloises, un rendez-vous exclusivement dédié à la promotion de la restaura- tion bauloise. Laurence Briand, maire ad- jointe à la mairie de La Baule, notamment en charge du commerce et du développe- ment économique, indique : « C’est une mise en avant de notre offre de restauration qui contribue fortement à l’attractivité de notre ville. C’est la fête de tous nos res- taurants, qui aura lieu du 24 au 26 septembre. Nous souhaitons mettre en avant cette offre large et qualita- tive qui est un élément d’at- tractivité de notre ville, à travers trois jours d’anima- tions dans les restaurants et dans la ville. Chaque restau- rant partenaire organisera des animations, avec de la musique, de la magie, ou des activités culinaires. » L’esprit s’annonce festif et intergénérationnel : « Nous avons une mascotte, une grande souris grise, qui ira à la rencontre de tous pour se faire prendre en photo avec les enfants et distri- buer des bonbons. Elle sera accompagnée de différents groupes de musique qui ani- meront les différents quar- tiers de La Baule. Le vendre- di 24 septembre à 19 heures au marché, nous aurons le concours du plus intrépide garçon de café. Ce sera une épreuve de course et d’agi- lité autour du marché, avec tous les garçons de café de La Baule qui auront envie d’y participer. Ils devront faire une course en portant un plateau avec une carafe et un verre plat. Samedi 25 septembre, il y aura une fan- fare avenue Lajarrige, ainsi que dimanche à 11 heures, au marché de La Baule, avec la présence de tous les en- fants qui auront participé au concours de recettes. En effet, dans cet événement, il y a un autre événement : un concours de recettes gastro- nomiques. » Une compétition entre les chefs de la station Mais le point d’orgue des Toques bauloises sera une compétition entre les chefs de la station : « Nous allons organiser le concours des chefs baulois, qui vont de- voir concocter une recette à partir de coques et de pois- sons. Ils vont présenter leur recette à un jury qui sera coprésidé par Éric Mignard, le chef étoilé du Castel Ma- rie-Louise, et Samuel Albert, lauréat Top Chef 2019, qui fait partie de ces jeunes chefs qui ont gagné en notoriété grâce à la qualité de la res- tauration. Nous aurons cinq chefs baulois qui seront en finale samedi 25 septembre après-midi dans les jardins du Castel Marie-Louise pour réaliser leur recette face au public. Comme nous vou- lons que la fête soit totale et qu’elle embarque le maxi- mum de monde, il y aura également le samedi matin une Master Class, pilotée par Éric Mignard et Samuel Albert, pour les adultes et les petits chefs. Nous invitons donc tous les enfants des écoles bauloises à nous pro- poser la recette de dessert de leur rêve, avec une photo et un dessin. C’est à la fois fes- tif, familial et convivial. » Cettemanifestation a été ima- ginée par Marc Dufossé, chef du Café des Écailles, lors de la période de confinement : « J’ai eu l’idée de cette opé- ration cet hiver, quand tous les restaurants étaient fer- més. J’avais envie d’organi- ser quelque chose de festif et, au départ, c’était pour mon établissement, Le Café des Écailles. Mais, finalement, je me suis dit que tout le monde devait en profiter et nous avons eu l’idée de créer cette grande fête des restaurants. Nous avons quandmême pas mal souffert, surtout sur le plan psychologique, donc il fallait sortir de tout cela. Je suis allé voir Franck Louvrier en lui expliquant qu’il ne se passait plus grand-chose depuis quelques années à La Baule et que cet événement était une idée supplémen- taire pour pérenniser le tou- risme hors saison, afin que les gens se disent que le der- nier week-end de septembre est vraiment le week-end des restaurateurs. Le but est aus- si de resserrer les liens entre tous les restaurateurs. » Éric Mignard, chef étoi- lé du Castel Marie-Louise, est heureux de coprésider le jury et de contribuer à la promotion de ce week-end : « J’ai trouvé que c’était une excellente idée d’organiser un concours entre les chefs de La Baule et cela me fait vraiment plaisir de pré- sider le jury avec Samuel Albert. Ce sera un moment de partage avec les jeunes chefs de La Baule qui pro- posent des plats originaux. C’est une première et cela permettra sans doute à de jeunes chefs baulois de se faire connaître. Nous avons beaucoup de gens passion- nés, c’est une bonne chose que de les aider à se faire connaître et de partager aussi avec eux notre exper- tise et notre expérience. Ce sera une belle occasion pour régaler nos papilles. » Le médiatique Samuel Al- bert, gagnant de la saison 10 de Top Chef et chef du res- taurant Les petits prés à An- gers, présidera aussi le jury avec Éric Mignard : « C’est une très bonne idée pour dynamiser la restauration à La Baule. C’est quelque chose qui rassemble. On en a besoin en cette période dif- ficile et je suis vraiment ravi de participer à cette opéra- tion. C’est la première fois que je vois cela, c’est la pre- mière fois que je participe à un concours entre restaura- teurs sur une zone donnée. Le but est vraiment de dyna- miser tous les restaurants et de les mettre en avant. C’est une belle initiative. » Samuel Albert connaît d’ail- leurs très bien La Baule : «Depuis mon enfance, je vais très souvent en week-end et en vacances à La Baule. C’est pour moi la station bal- néaire numéro un sur la côte atlantique, en tout cas celle qui met le plus d’étoiles dans les yeux, et sa réputation ne date pas d’aujourd’hui. J’ai eu la chance d’aller à l’hôtel Royal, je connais bien tous les restaurants de plage et toute l’offre de la station en matière de restauration. » Il faut avoir la tête dure pour travailler dans la restauration en ce moment ! Il s’agit donc d’un événement important en ces temps diffi- ciles pour ce secteur. Samuel Albert avait poussé un coup de gueule contre le confine- ment et la fermeture des res- taurants, or il souligne que la situation est encore très tendue : «C’est une période très compliquée pour nous et même pour les clients. On a l’impression que nous sommes responsables de l’instauration du pass sa- nitaire et nous devons ex- pliquer aux clients que c’est une loi que nous devons respecter. Pourtant, on ne demande rien : on veut sim- plement faire de la cuisine et servir nos clients. C’est aussi compliqué pour l’entreprise, parce que nous avons des salariés qui ne veulent pas se faire vacciner, tout cela après six mois de fermeture. Heureusement que les gens qui travaillent dans la res- tauration sont des bosseurs et ont un gros mental, parce que je peux vous dire qu’il faut avoir la tête dure pour travailler dans la restaura- tion en ce moment ! » Il va vraiment falloir que le gouvernement se pose des questions Deux années critiques, qui ont particulièrement mis en danger les établissements in- dépendants : « Il va vraiment falloir que le gouvernement se pose des questions. Je veux recruter cinq personnes en ce moment. Je ne les trouve pas et c’est la même chose pour beaucoup de mes collègues. Cet été, les effectifs étaient inférieurs de 30 % car on ne trouve pas de personnel. On n’a plus de personnel et on n’a pas forcément les clients derrière nous, parce qu’ils ne font pas tous la différence entre une grosse chaîne et un indépendant. Aujourd’hui, face à toutes les contraintes de travail et d’horaires, il est de plus en plus difficile d’ou- vrir un restaurant. J’espère qu’il y aura encore beaucoup de jeunes restaurateurs qui voudront faire ce métier, qui s’annonce quand même compliqué pour les années à venir… » Les Toques bauloises : La Baule organise la grande fête des restaurants
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2