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la baule + Mai 2021 // 31 Y ves Rajaud vient de publier un nouveau roman intitulé « Ève au linteau ». Il raconte l’his- toire d’un universitaire qui lie connaissance avec un homme d’affaires rêvant de développer des franchises consacrées au développe- ment personnel et, au cœur de leur rencontre, inter- vient Mary-Ève, séductrice et fragile… La sortie de ce roman est aussi l’occasion de mieux connaître Yves Ra- jaud qui a été l’un des créa- teurs de l’APM (Association progrès du management): « À l’époque, je faisais du conseil et j’ai eu la chance de rencontrer Pierre Bellon, PDG de Sodexo, qui avait cette idée simple : le progrès de l’entreprise passe par L ’entreprise Hercy- na, missionnée par la Ville du Pouliguen, a sillonné les rues du Pou- liguen pour réaliser un état des lieux de la voirie. Pierre-André Larivière, dé- légué aux travaux, à la voi- rie, aux équipements et au numérique, indique : « Ce travail préalable, jamais réalisé au Pouliguen, nous sera précieux pour la défi- nition et la planification de notre programme plurian- nuel d’entretien ». Par ail- leurs, Guillaume Buchaniek, directeur des services tech- niques et du développement urbain, explique : « Une cartographie des désordres sera réalisée, et à partir de critères d’entretien préa- lablement fixés, le modèle numérique pourra traduire des priorités ». La ville du Pouliguen fait un état des lieux de sa voirie Le baulois Yves Rajaud marie la poésie à la discipline du management le progrès de son leader. Alors, pour faire progresser une entreprise, il faut faire progresser le chef d’entre- prise. Il y avait toujours le souci de progresser, car il ne s’agit pas d’être dans la perspective d’une entre- prise où l’on fait un coup, on gagne de l’argent et on repart, mais d’être dans une entreprise patrimoniale qui doit durer. » Progressi- vement, il a développé une approche métaphorique du management en faisant ve- nir des artistes dans les en- treprises : « La culture gé- nérale, a priori, cela ne sert à rien, mais cela permet de mieux comprendre les pro- blèmes et de les mettre en perspective. Quand vous avez un intervenant qui vous montre des tableaux, qui emmène des chefs d’en- treprise au musée Picasso ou au Louvre, en les aidant à décortiquer l’œuvre, on apprend de cette façon à décortiquer des situations plus complexes. Le chef d’entreprise doit être dans une perspective à moyen ou à long terme et il ne doit pas être en train de régler les problèmes immédiats, sinon cela ne marchera pas à long terme. » Yves Rajaud est par ailleurs un passionné de poésie, ce qui l’a ame- né à publier « Nus bleus », mais aussi « Poésie Manage- ment». Pourquoi cet intérêt ? « La poésie, c’est quelque chose qui, actuellement, ne vaut pas tripette. Mais c’est bien plus beau quand c’est inu- tile! Pourquoi écrivez-vous? La réponse du poète sera toujours la plus brève : pour mieux vivre. Donc, c’est une façon de voir les choses et de vivre. La première dé- marche de l’écrivain ou du poète, c’est d’abord le plai- sir de l’écriture. » Pour Yves Rajaud, « la poésie, ce n’est pas simplement les rimes. Il est très difficile pour un poète de dire ce qu’est la poésie. La vraie poésie est davantage dans l’image et la métaphore que dans la rime pure. Charles Azna- vour disait, lorsqu’un jeune chanteur venait le voir : Surtout, ne prenez pas un dictionnaire de rimes, mais prenez un dictionnaire de synonymes pour faire des chansons… » Le nouveau livre d’Yves Rajaud a été écrit à La Baule, lors du pre- mier confinement et l’au- teur précise s’être inspiré de faits réels : « Il y a un peu de vrai. Le personnage cen- tral, un chef d’entreprise qui veut lancer des franchises en développement person- nel, va mourir, ce qui n’est pas le cas dans la réalité. Ce qui est réel, c’est la ren- contre entre un professeur émérite, à la retraite, et des chefs d’entreprise. J’ai voulu travailler sur la rencontre entre ces deux mondes, avec au centre une intrigue poli- cière, mais l’idée est d’avoir un professeur, philosophe, spécialiste des relations hu- maines, qui rencontre un homme de terrain qui veut créer des franchises avec comme seul objectif de faire de l’argent. Donc, la ren- contre devient très vite par- ticulière… » « Ève au linteau » d’Yves Rajaud est publié aux Éditions Edilivre.
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