La Baule+
la baule + 28 // Juin 2021 Hommage à François Mitterrand. Votre journal de mai, pour le 40e anniversaire du 10 mai 81, est intéressant, car il permet de revenir sans tabou sur la vie de ce personnage. Malgré tout, j’ai trouvé ce numéro assez complaisant et trop respectueux. Alors, permettez-moi de rappeler aux jeunes que c’est Fran- çois Mitterrand qui a fait basculer la France en disant aux immigrés qu’ils étaient chez eux en France et qu’il a entrepris le basculement de la société vers le « grand remplacement ». Ce sabor- dage de l’identité nationale, c’est Mitterrand, on a eu le traître Chirac ensuite (pas mieux), mais les jeunes, qui sont maintenant majoritai- rement anti-immigration, ne devront pas oublier que le déclin de la France a été en- gagé sous Mitterrand. Claudine S. (courriel) Le mystère Mitterrand ? En fait, Mitterrand était un menteur pathologique. Il ne s’est jamais évadé en 40, mais il fut libéré grâce à l’intervention de ses amis cagoulards. Votre auteur montre trop de complicité envers Mitterrand et l’affaire de l’Observatoire. Ensuite, il a critiqué le coup d’État per- manent pour ne rien changer en devenant président. Il a vertement critiqué l’incapa- cité de Pompidou pendant sa maladie, pour devenir un président malade lui-même. Le paradoxe Mitterrand ? Pas vraiment. Il a tout fait pour accéder au pouvoir et ensuite il a tout fait pour le garder (les oreilles du pré- sident par exemple). Le ro- man national est une lecture bien triste. Mark Warner (courriel) La Baule : smart city. Boutons l’anglische hors d’Ar Baol. Tout « Brexité », nous pensions l’avoir confiné dans son île, mais le voilà revenu en force en notre smart city. Nous avons désormais, en live, click and collect, notre fish and chips ou notre grilled lobster sur notre connected beach. Au pays de Ronsard et Du Bellay ne peut-on « dé- fendre et illustrer la langue française ». Malgré tout, et n’en déplaise à sa Majesté, nous continuerons de dé- guster en Brière des cuisses de grenouilles avec un « p’tit Gamay » des coteaux d’Ance- nis. Pas de pudding sur Pool Gwenn. P.S. Dernière nouvelle : Por- nizhan se met aussi à l’heure anglaise dans la pédale de Chris Froome : vitesse moyenne sur le remblai 30 miles/h… J.D. (La Baule) Covid 19. J’ai été très surprise par le courrier de Bérangère dans le dernier La Baule +. Per- sonne n’a l’obligation de se faire vacciner, pour ma part je considère que c’est un acte de civisme. Il est mondiale- ment reconnu par tous les spécialistes compétents de l’intérêt et de l’efficacité de la vaccination et du port du masque porté correctement. Quant à ce qu’elle nomme la dictature sanitaire j’aurais pour ma part préféré un peu plus d’autoritarisme, com- bien de personnes ont-elles été sanctionnées pour le non-port du masque ? La li- berté est aussi accompagnée de devoirs, elle ne doit pas nuire à autrui. Avec un peu plus de respect des consignes de sécurité, de nombreux commerces et entreprises ne seraient pas contraints au dépôt de bilan. Ceci est mon point de vue. Nicole Lebas (courriel) Fabrice Di Vizio dans La Baule + ? Votre journal est super et beaucoup pensent la même chose autour de moi. L’avo- cat Fabrice Di Vizio est une personnalité passionnante, on l’a découvert chez Ha- nouna dont l’émission est de mieux en mieux, et je trouve qu’il aurait sa place dans La Baule +. Qu’en pensez-vous? Est-il censuré ? A La Baule, comme à Guérande et Por- nichet, beaucoup de jeunes comme moi (génération 25- 35) sont dégoûtés par la si- tuation politique. Beaucoup ne veulent plus voter, même pour le RN qui ne s’est pas vraiment battu contre la dic- tature sanitaire et les vaccins, grosse déception… Élise (courriel) Merci, Élise, pour votre mes- sage. Nous vous rassurons, Fabrice Di Vizio serait le bienvenu dans nos colonnes. Nous ne censurons jamais personne et le journal se construit au fil du mois, des événements, de l’actualité, des rencontres et des pro- positions, toujours avec une grande ouverture d’esprit et sans ostracisme. Police Municipale à La Baule ou harcèlement ? Le maire de la Baule a misé sur la sécurité dans son pro- gramme, ce que les Baulois apprécient. Mais que pensez des jeunes personnes em- bauchées à la police munici- pale qui arpentent le quartier du marché à partir de 17h30 interdisant le moindre arrêt, même à des personnes âgées pour prendre un paquet chez un commerçant ? Ces mêmes jeunes femmes font égale- ment du zèle devant d’autres commerces où les voitures s’arrêtent maximum 3 à 5 Courrier des lecteurs Ecrivez-nous : La Baule+, 1 Parc de Mesemena, 44500, La Baule. Courriel : redaction@labauleplus.com Horaires des marées JOURS matin haut.m coeff. soir haut.m Coeff matin haut.m soir Vendredi 04 01 30 4,75 46 14 39 4,65 47 07 28 2,15 20 01 Samedi 05 02 17 4,80 49 15 05 4,75 52 08 29 2,10 20 58 Dimanche 06 02 55 4,95 54 15 24 4,95 57 09 21 1,95 21 47 Lundi 07 03 32 5,05 60 15 51 5,10 63 10 05 1,85 22 30 Mardi 08 04 09 5,20 65 16 23 5,30 68 10 44 1,75 23 08 Mercredi 09 04 44 5,30 69 16 54 5,40 71 11 19 1,65 23 44 Jeudi 10 05 19 5,35 72 17 26 5,45 73 11 52 1,60 - - - - Vendredi 11 05 52 5,35 73 17 58 5,45 73 00 18 1,55 12 25 Samedi 12 06 24 5,30 73 18 30 5,45 72 00 53 1,55 13 00 Dimanche 13 06 58 5,25 71 19 04 5,40 69 01 30 1,55 13 36 Lundi 14 07 33 5,15 67 19 44 5,30 65 02 07 1,60 14 14 Mardi 15 08 14 5,00 63 20 29 5,15 60 02 47 1,70 14 57 Mercredi 16 09 04 4,85 58 21 24 5,00 55 03 31 1,85 15 45 Jeudi 17 10 07 4,70 53 22 32 4,90 52 04 22 1,95 16 42 Vendredi 18 11 35 4,65 51 23 51 4,85 51 05 19 2,00 17 44 Samedi 19 - - - - - - - - - 12 59 4,75 53 06 22 1,95 18 48 Dimanche 20 01 09 4,95 56 14 02 4,95 59 07 26 1,80 19 51 Lundi 21 02 17 5,10 63 14 56 5,20 68 08 30 1,60 20 53 Mardi 22 03 16 5,30 73 15 44 5,45 78 09 29 1,35 21 53 Mercredi 23 04 08 5,45 82 16 29 5,70 86 10 25 1,10 22 49 Jeudi 24 04 56 5,60 90 17 13 5,85 92 11 18 0,90 23 44 Vendredi 25 05 41 5,65 94 17 56 5,90 95 - - - - - - - 12 09 Samedi 26 06 24 5,60 94 18 39 5,85 93 00 37 0,65 12 59 Dimanche 27 07 04 5,50 91 19 21 5,75 88 01 28 0,70 13 49 Lundi 28 07 43 5,30 84 20 02 5,55 80 02 18 0,85 14 39 Mardi 29 08 20 5,10 75 20 45 5,35 70 03 07 1,10 15 29 Mercredi 30 09 00 4,85 65 21 32 5,10 60 03 56 1,45 16 21 HORAIRES DES MAREES (SAINT-NAZAIRE) HAUTE MER BASSE MER minutes pour prendre leurs commandes. Comme beau- coup je respecte les Forces de l’Ordre, mais dans les cas présents c’est une répression facile envers des personnes honnêtes et souvent âgées. Un peu de discernement se- rait apprécié de tous (habi- tants et commerçants). Michèle Lemonnier (La Baule) Macron : le plébiscite en échec L’information a été donnée par Le Journal du Dimanche dans son édition du 9 mai. « Ce n’est pas encore officiel, mais c’est acté », le référen- dum vert du président de la République n’aura pas lieu. Aucun accord n’étant suscep- tible d’intervenir entre l’As- semblée nationale et le Sénat sur un texte adopté en termes identiques, M. Macron préfé- rerait renoncer à en référer au peuple français. Sur la forme, il est surpre- nant et pas très convenable que les Françaises et les Français aient appris la nou- velle par une interview du rapporteur du projet de loi à l’Assemblée nationale, M. Anglade, parue dans l’hebdo- madaire dominical (en l’état, les conditions du référendum ne sont pas réunies), et non par le président de la Répu- blique lui-même. Car, sans faire offense à M. Anglade, ce n’est pas lui qui avait an- noncé ce recours au peuple en décembre 2020, à la suite des travaux de la Conven- tion citoyenne sur le climat, venus opportunément occu- per le terrain politique après l’épisode des Gilets jaunes. Et c’est tellement vrai que dans la journée du 9 mai, depuis Strasbourg où il se trouvait, le président de la République s’est trouvé contraint d’expli- quer que le texte allait «vivre sa vie parlementaire qui seule permet d’aller au ré- férendum si les sénateurs et les députés s’accordent ». En indiquant ouvertement que majorité et opposition sont invitées à « s’accorder » pour que la consultation populaire ait lieu, M. Macron recon- nait implicitement qu’une manœuvre politique était bel et bien dissimulée derrière son intention d’en appeler aux suffrages du peuple fran- çais. Le chef de l’État aurait voulu démontrer qu’il joue avec les institutions qu’il ne s’y serait pas pris autrement. Il est maintenant très clair que M. Macron était ef- fectivement à la recherche d’un scrutin lui permettant de retrouver une légitimité avant le grand rendez-vous de 2022, par un référendum sans risque s’apparentant à un plébiscite. Car si l’oppo- sition, majoritaire au Sénat, avait adopté en l’état le texte voté en première lecture à l’Assemblée nationale afin de « garantir », dans l’article 1 de la Constitution, « la pré- servation de la biodiversité, de l’environnement et la lutte contre le dérèglement clima- tique », il lui était évidem- ment impossible d’appeler ensuite à voter « non » lors du référendum. Bien sûr, dans cet entretien au Journal du Dimanche, le député de La République en marche s’en prend ouverte- ment à « la droite sénatoriale qui prive le pays d’un débat essentiel ». Et, afin que nul ne l’ignore, il cite les cou- pables : « Si le référendum n’a pas lieu, les seuls respon- sables sont Gérard Larcher, Bruno Retailleau et la majo- rité sénatoriale ». Et quand M. Macron déclare à Strasbourg que le texte voté par sa majorité à l’Assemblée nationale doit « vivre sa vie parlementaire qui seule per- met d’aller au référendum si les sénateurs et les députés s’accordent », son propos est totalement contraire à la Constitution de la Vème République. Un vrai référen- dum - sans connotation plé- biscitaire - demeure en effet juridiquement possible. Il suffit au président de la Ré- publique de recourir à l’ar- ticle 11 de la Constitution, qui permet le référendum direct pour la révision de la Consti- tution, sans examen préa- lable du texte de loi référen- daire par le Parlement. Mais M. Macron sait très bien que s’il consultait le peuple fran- çais par référendum à l’au- tomne prochain, seule possi- bilité du calendrier politique, et s’il engageait sa responsa- bilité devant le pays - suivant le haut exemple du général de Gaulle, auquel il se réfère parfois - son mandat risque- rait fort de s’achever avant le terme de 2022, et sa candi- dature à un second mandat serait totalement ruinée. Quoi qu’il en soit, le pré- sident de la République ne sortira pas grandi de cette séquence, qui ne contribue- ra pas davantage à rehaus- ser l’image de la « classe » politique. Dans la campagne pour les élections régionales, M. Macron joue avec les hommes et laisse faire le sale boulot à un Premier ministre manifestement à l’aise pour régler leur compte à ses an- ciens amis politiques. Dans la lutte contre le dérèglement climatique, M. Macron joue avec les institutions. Alain Tranchant, pré- sident fondateur de l’Association pour un référendum sur la loi électorale. (La Baule)
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