La Baule+
la baule + Juillet 2021 // 5 C’est la raison pour la- quelle il faut agir vite et ne pas attendre d’être dans la difficulté pour ap- porter des réponses. C’est pour cette raison que nous avons agi avant la saison, parce que l’image de la ville est un enjeu, aussi bien pour les habitants, les commerçants et Veolia. C’est à nous de répondre très rapidement à tous les enjeux de sécurité. J’ai vu d’autres villes qui ne se sont pas préoccupées de ce sujet au moment où les problèmes arrivaient et elles s’en sont mordu les doigts plusieurs années après, car le temps perdu est difficilement rattra- pable en matière de sécuri- té. Nos problèmes viennent parfois de Saint-Nazaire, mais surtout de Nantes, où l’insécurité explose. Donc, nous devons nous proté- ger. Véolia : un groupe qui fait plus de 26 milliards de chiffres d’affaires par an peut contribuer à la vie quotidienne de la ville Il ne s’agit pas de re- mettre en cause le pro- fessionnalisme de Veo- lia, un grand groupe qui sait gérer des in- frastructures très grand public, mais la plage de La Baule avait une image familiale, avec des établissements indépendants et fami- liaux. Or, depuis l’arri- vée de Veolia, on a vu apparaître des fran- chises, sans doute de qualité, mais où l’on ne retrouve plus l’âme de La Baule… Ressen- tez-vous cela ? Vous avez totalement rai- son : la force touristique de La Baule, c’est son offre familiale. Il faut continuer à avoir cette offre. Donc, il faut préserver nos clubs de plage, qui sont très impor- tants, mais aussi l’offre de restauration qui doit être sélective. Les Baulois de cœur savent que c’est im- portant. L’engagement de travailler avec Veolia a été signé pour douze ans et nous en sommes au bout de quatre ans. J’avais pris l’en- gagement de faire un audit de la relation contractuelle entre l’État et Veolia pour savoir si les conditions ont été appliquées et si les rap- ports entre le concession- naire, la ville et l’État sont bons. Je pense qu’un groupe qui fait plus de 26 milliards de chiffres d’affaires par an peut contribuer à la vie quotidienne de la ville, c’est aussi son devoir. Malheu- reusement, il y a également d’autres échecs de Veolia - je pense au nettoyage de la plage et au prélèvement des ordures ménagères - et nous devons être vigilants. J’ai effectué un récent son- dage dans lequel il y avait une question sur Veolia et l’adhésion à un retour à une gestion municipale de la plage : or, le sondage ré- alisé en juin dit clairement que 85% de la population bauloise est favorable à un retour à une gestion muni- cipale de la plage. La situa- tion n’est pas satisfaisante et nous devons travailler sur un autre schéma. Enfin, toujours sur l’image de La Baule, on voit de plus en plus de gens rouler en déca- potable avec de la mu- sique qui hurle, d’autres font vrombir le moteur de leur deux-roues à chaque coin de rue, en mer il y a les scooters de mer qui font un bruit as- sourdissant et tournent autour des bateaux sur l’île des Evens... Tout cela pose de nombreux problèmes… D’abord, nous avons pris des mesures dans le cadre du port La Baule Le Pou- liguen sur les scooters de mer, qui vont être limités en vitesse et encadrés pour les sorties. Nous allons faire appliquer la réglementa- tion de façon beaucoup plus forte. Il est vrai aussi que les incivilités sont exaspé- rantes et c’est la raison pour laquelle j’ai souhaité ren- forcer la vidéo protection et le personnel humain de la police municipale. Au- jourd’hui, nous pouvons répondre plus facilement à cette situation. Nous allons être vigilants pour préser- ver cet art de vivre qui est si précieux pour notre com- mune. Propos recueillis par Yannick Urrien.
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