La Baule+

la baule + Juillet 2021 // 3 E n février dernier, une partie de la fa- laise de la Pointe de Congrigoux, à Pornichet, s’effondrait sous l’effet de l’érosion et du ruisselle- ment, impactant le sentier du littoral tout proche et, bien entendu, les nombreux promeneurs qui l’emprun- taient. Des études géotech- niques ont été menées pour définir les travaux néces- saires à la consolidation des lieux. La mairie de Porni- chet annonce que ceux-ci devraient commencer à la fin du mois de septembre, pour une durée de 3 mois, avec la mise en place d’une paroi en béton projeté, ainsi que des ancrages de confor- tement. Jean-Claude Pel- leteur, maire de Pornichet, rappelle que cet incident ne concerne pas uniquement Pornichet puisque d’autres communes ont connu la même mésaventure, no- tamment Saint-Nazaire, Le Pouliguen, Le Croisic ou Pénestin : « L’évolution et la gestion du trait de côte sont des sujets complexes, que nous avons pris à bras- le-corps. Avec Cap Atlan- tique et la Carène, nous avons souhaité les traiter ensemble, en lançant une étude auprès du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environne- ment, la mobilité et l’amé- nagement (CEREMA). » Joseph David, vice-président à la transition écologique chargé de la qualité des eaux, de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inonda- tions et maire d’Assérac ; Annabelle Garand, membre du bureau communau- taire, subdéléguée en charge de la qualité des eaux et adjointe au maire de La Baule ; et Arnaud Rossignol, co-développeur de MéGo. L ’opération « Ici com- mence la mer. Ne rien jeter ! », lancée au printemps 2019, a permis de faire prendre conscience du fait que les eaux pluviales sur le territoire sont rejetées dans la nature sans épura- tion. Cap Atlantique lance la campagne Mé-Go, pour rappeler qu’un déchet récur- rent continue à être jeté sur la voie publique par deux fu- meurs sur trois : il s’agit du mégot de cigarette. L’objec- tif du dispositif est d’inciter les fumeurs à déposer leurs mégots dans les mégotiers publics, afin qu’ils soient recyclés en mobilier urbain par l’entreprise Encova/Mé- Go. Ce service de collecte et de recyclage des mégots de cigarettes, dont l’usine est basée à Brest, est unique en France et en Europe. An- nabelle Garand, membre du bureau communautaire, subdéléguée en charge de la qualité des eaux, adjointe au maire de La Baule, explique : « Les chiffres sont édifiants, puisque nous estimons que 580 000 mégots sont jetés au sol sur le territoire de Cap Atlantique. À l’échelle mon- diale, on est à 137 milliards de mégots par jour et 40 % de ces mégots finissent dans nos océans. On a apposé des grilles d’évacuation des eaux pluviales et, quand on regarde les déchets, ce sont essentiellement des mégots, car deux fumeurs sur trois jettent instinctivement leurs mégots par terre. Quand on sait qu’un seul mégot pollue 500 litres d’eau, on a déci- dé de continuer ce travail de pédagogie, car le mégot reste le troisième déchet le plus polluant en mer, après les sacs plastiques et les filets de pêche. » Concrètement : «Nous avons décidé d’homogénéiser les dotations en mégotiers, afin d’inciter les fumeurs à jeter leurs mégots dans les mégo- tiers publics, pour éviter de polluer les eaux de baignade, mais nous avons aussi trou- vé un moyen de recycler les mégots puisque nous tra- vaillons en partenariat avec une société qui grossit les filtres et la ouate de cellu- lose, ce qui permet ensuite de fabriquer du mobilier ur- bain. Donc, on ne pollue plus et, en plus, on recycle. C’est un process unique en Eu- rope. La société est basée à Brest et ils ont une démarche très poussée : ils broient le petit mégot, ils séparent le papier du reste du tabac, la ouate de cellulose est rincée plusieurs fois, ce qui permet ensuite de fabriquer du mo- bilier urbain. » Lancement de l’opération Mé-Go pour récupérer les mégots de cigarettes Pointe de Congrigoux : des travaux de renforcement programmés suite à l’effondrement

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