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16 // Octobre 2020 Il y a en ce moment des attaques contre des éle- veurs, avec des tags de croix gammées visant à les comparer aux nazis… Dans cette déconstruction, ils considèrent que l’homme ne vaut pas mieux qu’un animal et, pour eux, les abattoirs pour les vaches sont un peu l’équivalent des camps d’ex- termination. Depuis quelque temps, les attaques concer- nent essentiellement les éle- veurs, avec des mouvements féministes également, pour dénoncer le viol des vaches. Il y a des appels à l’union des femelles. Cela concerne toutes les femelles de la créa- tion, de la femme à la vache, en passant par la souris, pour lutter contre le viol des vaches ! Certains pourront trouver cela ridicule, toute- fois l’expérience que nous avons acquise montre que l’on en rit toujours au début, mais qu’ils finissent par l’em- porter. Il y a huit ans, quand on avait parlé de l’écriture in- clusive pour la première fois, tout le monde rigolait en pensant que cela ne s’appli- querait jamais. Or, au- jourd’hui, l’écriture inclusive est en train d’être appliquée dans toutes les universités et dans bon nombre d’établis- sements publics... De la même façon, un enfant de huit ans est aujourd’hui sco- larisé dans une école fran- çaise en étant transgenre. Cela veut dire que le rectorat a donné l’autorisation à la fa- mille de faire un changement de prénom et de genre. Les femmes lesbiennes se plaignent d’avoir été infiltrées dans les différentes associations lesbiennes par des hommes qui se prétendent femmes... Est-ce aussi cela ce qui caractérise les intersec- tionnalités ? C’est plus vaste. C’est l’en- droit où les différents combats et les différentes identités se retrouvent. Jusqu’à présent, on était dans une identité revendi- quée, où les gens peuvent dé- finir qui ils sont. Si, demain, on veut dire que l'on est une femme tout en gardant son corps d’homme, à l’image de Conchita Wurst, on a le droit de le faire et l'on ne pourra pas dire que vous n’êtes pas une femme parce que vous avez une barbe et toutes les caractéristiques physiques d’un homme... Maintenant, un nouveau phénomène est en train de naître. Certains intérêts peuvent se heurter les uns aux autres, comme dans ce combat sur le genre. On a de plus en plus d’asso- ciations lesbiennes qui se plaignent de violences et de domination de la part d'hommes qui se disent les- biennes, parce qu’ils se consi- dèrent comme des femmes... Les femmes lesbiennes se plaignent d’avoir été infil- trées dans les différentes as- sociations lesbiennes par des hommes qui se prétendent femmes... Il y a même des tri- bunes sur ce sujet dans la presse. De la même façon, on observe la même chose chez les décolonialistes depuis quelque temps. On pouvait considérer que l’on pouvait se prétendre de la race de son choix : par exemple, quelqu’un pouvait dire qu’il est noir, alors qu’il ne l’était pas. C’était quelque chose de très accepté. Il y a la mili- tante américaine Rachel Do- lezal, qui a été à la tête d’or- ganisations de représentation des noirs jusqu’à ce qu’on la critique, parce que physiquement elle n’était pas noire. Très récem- ment, une enseignante amé- ricaine a fait son coming out pour annoncer à ses étu- diants qu’elle se retirait de l’enseignement après avoir menti pendant des années, parce qu’elle avait toujours prétendu qu’elle était noire, alors qu’elle ne l’était pas... L’université a mis en place des cellules psychologiques pour que les étudiants digè- rent ce traumatisme, alors que les étudiants ont bien vu qu’elle n’était pas noire… Au- jourd’hui, comme il y a une concurrence victimaire, les associations qui sont réel- lement tenues par des mili- tants de la cause Black Lives Matter rejettent ceux qu’ils considèrent comme étant des faux noirs, des blancs se re- vendiquant noirs. Car, au- jourd’hui, il faut aussi lutter contre le colorisme en res- pectant une juste représen- tativité de l’ensemble des nuances des teintes de peaux. Par exemple, l’Académie des Oscars va changer ses cri- tères de visibilité pour les films primés puisque, à partir de 2024, les films vont devoir mettre en avant des gens is- sus des minorités. Ils ont dé- fini les minorités de façon très classique et il y a déjà des gens qui leur reprochent de ne pas être suffisamment représentatifs, parce que l’on ne retrouve pas toutes les nuances de peaux noires ! On voit ce fractionnement infini, qui est aussi une tendance, puisque, chaque fois que l’on a accepté une revendication, il y a une revendication sup- plémentaire qui nous impose d’aller toujours plus loin. Les indigénistes appellent les «nègres de maison » ces gens qui n’ont pas envie de mener une guerre des races Dans cette déconstruc- tion, vous prenez l’exem- ple des hommes les- biens. Pour bien comprendre, si, en tant qu’homme, je me reven- dique comme homo- sexuel et si je suis attiré par les femmes, alors je deviens lesbienne ? C’est exactement cela. L’hé- térosexualité est une orien- tation sexuelle qui n’a rien à voir avec l’identité de genre. Donc, vous pouvez tout à fait être hétéro en considérant que vous êtes de genre fémi- nin alors que, biologique- ment, vous êtes un homme. Et, dans ce cas, vous êtes ce que l’on appelle un homme lesbien ! Il y a beaucoup de livres qui sortent sur ce sujet, toujours payés par vos im- pôts, puisque ce sont des tra- vaux universitaires, et il y a un livre qui estime qu’il n’y a pas deux sexes, mais cin- quante-deux genres diffé- rents... Donc il y a plein d’autres possibilités que celle d’être un homme lesbien… Ce délire qui fait sourire est de plus en plus admis et, ce qui est de moins en moins admis, c’est de critiquer cela. Dernier exemple : Daniel Schneidermann, qui reprend tout le jargon des militants décolonialistes, vient de trai- ter Christine Kelly de « ser- vante » parce qu’elle anime une émission avec Éric Zem- mour et il estime que malgré sa couleur de peau, elle est plutôt conciliante avec les propos de Zemmour. Il ne peut pas imaginer une se- conde qu’elle les partage et, si elle est conciliante, c’est parce qu’elle a intériorisé le discours colonial... C’est ce que les indigénistes appellent les « nègres de maison », tout simplement parce que ce sont des gens qui n’ont pas envie de mener une guerre des races, Daniel Schneider- mann vient de faire la même chose en qualifiant de « ser- vante » une journaliste qui a un CV extraordinaire ! Ils ont le droit de dire ce qu’ils veu- lent, parce qu’ils estiment être dans le camp du bien. Il y a une vraie nécessité d’ana- lyse de ces courants et il faut être en capacité de réagir. Propos recueillis par Yannick Urrien. COLLECTE, DESTRUCTION ET RECYCLAGE DE VOS ARCHIVES PROFESSIONNELS ET PARTICULIERS Tél. 06 82 94 67 89 - www.classarchiv.fr Leguignac - HERBIGNAC - classarchivdestruction @ gmail.com . Gain de place dans vos locaux . Sécurité et con 昀 dentialité . Conseils en matière des délais de détention des archives . Remise d’un certi 昀 cat de destruction Olivier Vial analyse le phénomène de la déconstruction : « On a de plus en plus d’associations lesbiennes qui se plaignent de violences et de domination de la part d'hommes qui se disent lesbiennes. » P ierrick Trippier, chef de l’Hôtel Barrière L’Hermi- tage et Olivier Alliot, chef barman, présentent leur savoir-faire aux élèves de 6ème et 3ème du Collège et Lycée Grand-Air de La Baule. Lundi 12 octobre, à partir de 13h30, les élèves de 6ème découvriront les cuisines de L’Hermitage. Ils deviendront les chefs le temps d’un après-midi pour concevoir des pièces cocktails salées et sucrées. Ensuite, rendez-vous au bar de L’Hermitage où ils réaliseront avec le chef bar- man, Olivier Alliot, un cocktail sans alcool. Ils visiteront l’hôtel avant de déguster les pièces cocktails qu’ils auront confectionnées en présence de leurs parents. Vendredi 16 octobre à partir de 8 h 30, Pierrick Trippier ira à la rencontre des élèves de 3ème pour leur proposer un atelier du Goût. Au programme : découverte des pro- duits de la mer, des légumes, des fruits, des condiments, et du chocolat ; échanges sur les métiers de l’hôtellerie- restauration et, pour parfaire leurs connaissances, un quizz leur sera proposé. Pour terminer, Pierrick Trippier investira les cuisines du lycée pour créer un plat qui sera servi à l’ensemble des élèves au déjeuner. Retour à la maternelle pour Mikaël Amisse, chef des cuisines, et Sarah Victoria, cheffe pâtissière de l’Hôtel Barrière Le Royal Vendredi 16 octobre, Mikaël Amisse, chef des cuisines, et Sarah Victoria, cheffe pâtissière, feront découvrir le chocolat dans tous ses états aux élèves de maternelle de l’école Gambetta à Pornichet. Pour clôturer cette paren- thèse gourmande, un goûter avec mousse au chocolat concoctée par les chefs sera offert aux élèves. C ’est un nouveau rendez-vous que propose Le Pon- ton en conviant Johan du Bax tous les vendredis de 19h à 22h pour un DJ Set by Le Bax. Une oc- casion de découvrir ou redécouvrir la carte inspirée des cuisines du monde, healthy et énergisante, qui fait la part belle aux produits locaux. Ou encore les grandes assiettes, snack, « finger food » et cocktails à partager pour vivre des moments entre amis sur la grande ter- rasse posée sur le sable. Pour les déjeuners, Le Ponton vous accueille toujours avec son menu à 21,50 €. Pratique : sur la plage, face à l’Hôtel Barrière Le Royal, réservations au 02 40 60 52 05. Les Chefs du Resort Barrière La Baule s’engagent auprès des jeunes générations pour leur faire découvrir les saveurs et la gastronomie October’Set tous les vendredis au Ponton by Johan du Bax

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