La Baule+

2 // Décembre 2020 V oici une idée de ca- deau originale, locale et drôle qui vous fera passer de bons moments, en oubliant les périodes de confinement ou de couvre- feu. « Trois Oeufs sur la Tête d’un Canard » est un jeu d’éloquence et d’improvisa- tion qui renoue avec la tradi- tion des jeux de société qui privilégient le plaisir de se re- trouver en famille ou entre amis. En plus, c’est un jeu 100 % local, fabriqué en France, puisqu’il a été créé par les trois frères Kersulec. Le succès réside dans la sim- plicité d’utilisation et de compréhension, et surtout dans le fait que chaque partie sera différente et amusante. Le principe est simple : il s'agit d'improviser une his- toire folle avec dix mots pio- chés dans des cartes. À partir d’une situation (pas toujours facile), chaque joueur devra composer à haute voix son histoire en utilisant au fur et à mesure quatre « Mots de Merde » (mais vraiment pourris) et six « Mots à Papa » (un peu plus sérieux…) ti- rés au hasard. On retrouve donc tous les in- grédients du jeu de rôle et chaque participant va devoir faire preuve d’éloquence, au risque de devenir le Canard. Avec 80 situations et 350 cartes « mots », le discours ne sera jamais le même, puisque les combinaisons sont infinies. Par exemple, en découvrant les cartes, le joueur se glissera dans la peau du témoin de mariage un peu borderline, ou bien expliquera à la police pour- quoi il (elle) est nu(e) dans la rue, ou même négociera une prise d’otages… Le but : être trash, choc, surprenant, faire rire… Sinon, on finit comme le Canard de la partie. Le jeu a été nominé parmi les meilleurs jeux de société 2020 ! Une belle re- connaissance pour la « Trois Oeufs sur la Tête d’un Canard » : le jeu 100 % local à offrir pour les fêtes ! presqu’île. On retrouve ces valeurs essentielles de convivialité qui sont vraiment très agréables. C’est lors d’une soirée de la Saint-Sylvestre que les frères Kersulec se sont mis à impro- viser différentes situations et l’idée de créer un véritable jeu de société est tout de suite apparue comme une évidence : « On oublie son téléphone portable, on se re- met à plaisanter entre amis ou en famille, on retrouve ces valeurs essentielles de convi- vialité qui sont vraiment très agréables. En plus, c’est en créant ce jeu que nous avons eu le plus de fous rires de notre vie ! » Il a fallu plusieurs mois de travail pour tester différentes propositions, trouver un fa- bricant, travailler sur le des- ign et organiser la distribu- tion. Aujourd’hui, les critiques sont très positives et « Trois Oeufs sur la Tête d’un Canard » n’a rien à en- vier aux productions forma- tées des grands éditeurs in- ternationaux. Le jeu s’adresse à des adultes : « Il y a un peu de sexe, on tape sur tout le monde, donc per- sonne n’est vexé. C’est à prendre au second degré, parce que cela peut choquer certaines personnes, mais cela en fait rire beaucoup plus ! » Pour autant, en première partie de soirée, si les enfants veulent participer, c’est tout à fait possible, puisqu’il suffit de retirer les cartes rouges (celles qui comportent des gros mots) et de jouer en ti- rant seulement les cartes de situation et les cartes des «Mots à Papa ». Vendu au prix de 27,90 eu- ros, le jeu est notamment dis- tribué au Petit Atelier, ave- nue de Gaulle à La Baule, au Tabac Presse Les Palmiers à La Baule, dans les FNAC, à l’Espace Culturel Leclerc de Guérande et, bien entendu, via le site 3oeufs.fr . A ntoine Quinquis pu- blie un ouvrage avec de magnifiques pho- tos de vagues. Le choix de ce seul thème peut surprendre, mais il rappelle que « les vagues sont l’une des mul- tiples manifestations de la nature ». Pour le lecteur, la découverte de ces clichés est un enchan- tement : « C’est avant tout un livre de photos. Je me suis passionné pour la photo à 19 ans et j’ai 42 ans aujourd’hui. J’avais un oncle qui faisait de la photo de façon très ex- périmentée et il m’a guidé. J’ai développé des compé- tences, de façon autodidacte, naturellement orientées vers la mer, le surf et les vagues, parce que c’est quelque chose qui me touche profondé- ment.» Pour savoir saisir une vague au bon moment, il faut déjà bien les connaître : « De- puis l'enfance, j’aime beau- coup regarder les vagues. Je passe beaucoup de temps dans l’eau. C’est très utile quand on veut les photogra- phier, pour comprendre la manière de les aborder et de se positionner. Il y a aussi la question du moment où l’on déclenche son appareil. Petit à petit, on progresse et l'on arrive à saisir de bonnes photos au bonmoment. Dans le livre, il y a beaucoup de vagues qui ne sont pas sur- fées, ce que l’on appelle des vagues vierges dans le monde du surf : ce sont des vagues qui ont une forme très ronde. Ce n’est pas la mer déchaînée, ce sont de belles vagues avec une forme tubulaire et ronde. » Cet ouvrage s’adresse à tous les publics, aux amoureux de la mer, à ceux qui ont besoin de la voir, de la sentir, qui aiment naviguer ou s’im- merger et, bien sûr, aux sur- feurs qui ont la particularité d’être obsédés par les vagues: «J’ai beaucoup voyagé et l'on retrouve dans le livre des photos prises en Indonésie, aux Canaries, en Irlande et en Californie. Évidemment, il y a beau- coup de photos prises en France, notamment dans le Sud-ouest et sur la presqu’île guérandaise. » Le baulois Antoine Quinquis publie « Vagues à l’âme »

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