dans

Opinion sur la fiscalité locale

Je me permets de vous adresser ci-après ma contribution concernant la FISCALITE FONCIERE LOCALE.

FISCALITE FONCIERE LOCALE : La hausse de la fiscalité foncière locale est INELUCTABLE. Le refus d’un certain nombre de maires de ne pas augmenter cette fiscalité reflète des manques de réalisme et de pragmatisme et peut induire un soupçon de « clientélisme » ou d’une position politique « clanique ».
1) l’absence d’augmentation de la fiscalité foncière locale lorsque celle-ci est possible contribue « mécaniquement » à faire peser sur le résidents principaux une charge fiscale supérieure à ce qu’elle devrait être,
2) les municipalités qui ne veulent pas augmenter la fiscalité foncière sont essentiellement des municipalités où les résidents secondaires sont très largement majoritaires, de 55 à 75 %
3) les bases de la fiscalité foncière locale doivent être « discriminantes » ; cette fiscalité ne peut pas être égalitaire.

La ville de La Baule comporte 38,4 % de résidents principaux, 57,5 % de résidents secondaires. Logiquement, dans le contexte de cette situation, le maire de La Baule est pour maintenir inchangé les taux de fiscalité foncière, donc avoir une attitude « égalitaire ». Ce sont donc sur les résidents principaux que pèseront plus lourdement la fiscalité foncière locale.
Heureusement d’autres municipalités de Cap Atlantique et de la Carène ont décidé d’augmenter le taux de la fiscalité foncière locale, certaines jusqu’au maximum possible d’augmentation.
Il y a essentiellement 3 catégories de résidents :
– les résidents principaux qui font vivre toute l’année les municipalités dans lesquelles ils résident et contribuent à les animer,
– les résidents « secondaires » dont un certain nombre font du « picking résidentiel » en fonction de leurs choix, de leurs intérêts,… Parmi ceux-ci, certains votent dans la municipalité de leur résidence secondaire bien qu’ils n’aient pas fait élection de cette résidence comme résidence principale. Ce qui peut expliquer pourquoi nombre de municipalités ne tiennent pas à augmenter la fiscalité foncière sur les résidence secondaires. Si la ville de La Baule veut devenir une « ville balnéaire » et cesser d’être une « station balnéaire » il lui faudra « basculer » ses orientations foncières fiscales en les discriminant, et favoriser le développement du nombre de résidents principaux. Et si certains résidents secondaires décident de quitter La Baule comme mesure de protestation, ce sera tant mieux pour l’accession à la propriété pour de nouveaux résidents principaux qui en sera facilité par la diminution du prix de l’immobilier.
– Enfin les résidents « occasionnels » qui sont censés payer une « taxe locale » mais dont bon nombre échappent à cette taxation : locations saisonnières non déclarées, airbnb, locations de chambre via des hôtels, etc. Cette taxe est payée par ces résidents occasionnels et n’impacte pas les établissements hôteliers qui d’ailleurs n’incluent pas ces taxes dans leurs tarifs. Passer de 16500 habitants hors saison à environ 150000/180000 en haute saison crée une grande marge « d’évitement »… Cela favorise le comportement de « passager clandestin » dans une ville de plus en plus attractive comme La Baule et qui investit beaucoup dans ses infrastructures grâce, en particulier, aux taxes et impôts de ses résidents principaux !

On le voit bien, il ne peut y avoir AUCUNE EGALITE FISCALE entre ces différents types de résidents. Et les maires qui veulent les traiter sur un même plan d’égalité commettent une profonde injustice vis à vis de leurs résidents permanents qui devront s’en souvenir le jour d’une prochaine élection municipale…

Alexis Logothetis
0

Écrit par admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Elfrid Auvray, artiste en résidence au Musée Bernard Boesch, présente « Horizons croisés »

Le Nomade : la nouvelle adresse pour déguster des Couscous et des Tajines